Rêve d'Icare 2026 : entrée payante pour la première fois à Royan
Rêve d'Icare 2026 : entrée payante à Royan

Pour la première fois, l'entrée à ce rendez-vous bisannuel qui vise à faire découvrir les métiers de l'aéronautique sera payante. L'organisation n'a eu d'autre choix que de fixer à 2 euros l'accès pour cinq jours. Un vrai casse-tête.

Une édition difficile à boucler

Cette 24e édition du Rêve d'Icare, qui va investir l'esplanade Kerimel de Kerveno, à Royan, du 3 au 7 juin 2026, a sans doute été la plus difficile à boucler. Les baisses de subventions ont donné des sueurs froides au président de l'association organisatrice, André Mongrand. Pour cette manifestation qui entend faire découvrir les métiers de l'aéronautisme, l'aide du Département est passée de 35 000 à 17 500 euros et celle de la Région (10 000 euros) a disparu.

« Sur un budget d'environ 200 000 euros, ça fait mal », reconnaît celui qui n'a pas voulu, pour autant, baisser les bras et proposer une édition au rabais. La bonne nouvelle est le maintien des subventions de la Ville à 60 000 euros et de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique à 20 000 euros. « On va retrouver tout ce qui fait le succès du Rêve d'Icare. On a été obligés de rogner sur certaines dépenses mais l'essentiel a été préservé. »

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des économies et une opportunité

La chance s'en est aussi un peu mêlée. Alors que d'habitude Aérosculpture, la compagnie de Jean-Pierre David qui propose tous les ans des spectacles aériens à la tombée du jour, coûte entre 8 000 et 12 000 euros au Rêve d'Icare, « cette année elle va tester un nouveau spectacle et sera donc en résidence d'artiste. Nous aurons juste à héberger la troupe », confie André Mongrand. Ce qui tombe plutôt bien parce que l'entreprise Flying Whales, qui sponsorisait ces soirées, a cette fois décliné.

Pour les économies, la manifestation peut aussi compter sur une mutualisation de la location des chapiteaux avec le marathon de Royan qui a lieu quinze jours avant. « C'est tout de même 60 000 euros. Ça reste un gros poste de dépense pour nous », poursuit l'organisateur. Les partenaires privés, eux, amènent une contribution sous forme de publicité dans une gazette tirée à 15 000 exemplaires. Ce qui rapporte entre 5 000 et 8 000 euros.

Un vrai parc d'attractions

« On peut être considéré comme un vrai parc d'attractions. Avec tous les simulateurs et les ateliers participatifs, il y a de quoi se divertir. » « La situation fait que nous sommes obligés, pour la première fois, de faire payer l'entrée. On a fixé le tarif à deux euros pour les cinq jours avec une gratuité pour les moins de 18 ans. Ce n'est vraiment pas beaucoup », a confirmé André Mongrand, lors de la dernière réunion de préparation à la Maison des associations de Royan jeudi dernier. L'intéressé pense qu'il n'y aura aucun impact sur une fréquentation qui avoisine à chaque fois les 70 000 visiteurs.

« On peut être considéré comme un vrai parc d'attractions. Avec tous les simulateurs et les ateliers participatifs, il y a de quoi se divertir. Ce n'est pas un forum… » Le Service d'information et de relations publiques des armées (Sirpa) de Paris, lui, se déplacera par exemple avec un Alpha Jet exposé sur le site. Avec ses 3 600 mètres carrés, sa cinquantaine d'exposants composés d'industriels, d'institutionnels et de formateurs, ses nombreuses animations et son meeting aérien le dimanche, l'événement conserve son standing.

Un intérêt pédagogique

« Cette année nous allons accueillir 3 679 scolaires le jeudi et le vendredi. C'est énorme. On reçoit des aides des académies de Poitiers et de Bordeaux », fait valoir l'organisateur qui loue l'intérêt pédagogique de la manifestation. « C'est ce qui fait notre ADN. »

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale