La rue Royale, à Puymirol, portait déjà bien son nom au temps où l’Aubergade de Michel Trama servait des plats de choix. Elle continue d’être synonyme de prestige avec la rénovation d’une bâtisse abandonnée, au numéro 60, transformée en gîte et en appartements, tous décorés sur des thèmes différents, mais avec un souci de luxe et de détail, où tout est prévu pour que ceux qui y séjournent en gardent un souvenir inoubliable. Ce nouveau lieu a été baptisé Royaume de la citadelle.
Un projet familial ambitieux
Le projet est porté par quatre membres d’une même famille. Didier et Denise Fava, anciens propriétaires de Copifac, à Agen, durant vingt-cinq ans, et maintenant à la retraite, ont été sollicités par leur fille, Coralie, et leur gendre, David Bethencourt. « Notre fille me dit : “Mais maman, ce serait bien qu’on reparte sur quelque chose, non ?” », explique Denise Fava. Coralie ayant suivi des formations spécifiques sur l’accueil atypique, père et mère sont séduits par l’originalité de l’opération. La marque Lalie (pour Logements atypiques, luxe, immersion, expérience) est née.
Des logements à thèmes luxueux
La maison compte un rez-de-chaussée et deux étages, soit 200 m². En bas, un gîte est prévu pour accueillir huit personnes, avec deux chambres et un dortoir. Mais c’est en montant les escaliers que l’on découvre les perles rares. L’une de ces suites est inspirée du dernier film « Avatar », tout en bleu profond, avec fresque marine, et un lit qui se pare de lueurs phosphorescentes dans l’obscurité. Un vaste Jacuzzi occupe une bonne partie de la pièce, et la salle de bains prolonge l’univers marin avec sa douche aux parois en forme d’escargot et un lavabo bleu saphir.
Toujours au premier étage, une suite royale joue, elle, sur la clarté et la blancheur, et on entrevoit par les fenêtres le vert des coteaux. Là aussi, un grand spa permet de se rafraîchir, et, comme sa voisine, la chambre – un véritable petit appartement en fait – dispose de sa cuisine propre ainsi que d’un écran géant rétractable qui permet de s’offrir des films via un rétroprojecteur. Enfin, le deuxième étage abrite un « studio jazz », décoré d’affiches et de disques vinyle, l’escalier se déclinant en noir et blanc, comme les touches d’un piano. Un endroit cosy qui résonnera avec le festival de jazz du village.
Domotique et autonomie
« Nous avons conçu ces appartements pour que leurs occupants, une fois les codes en main, soient entièrement autonomes, tout est informatisé et fonctionne avec l’IA sans qu’on se casse la tête à télécharger des applications. Le voyageur doit pouvoir s’immerger tout de suite dans la pièce », précise Didier Fava. « Nous avons voulu créer quelque chose qu’on n’a pas chez soi, pour que les gens soient complètement dépaysés et vivent une expérience étonnante », ajoute son épouse.
Le chef d’orchestre de ce projet atypique est Fabrice Novello, maître d’œuvre installé à Bon-Encontre, lui aussi séduit par l’originalité et la diversité du chantier. Les quatre logements du Royaume de la citadelle seront opérationnels dès le 1er mai.



