Après un tel raz-de-marée d'amour, on n'a pas envie de retourner à la vie normale. C'est le sentiment de Julien Escaffit, habitant de Cébazan, de retour après cinq jours de voyage entre Saint-Emilion et Sète. Son défi : se déplacer en stop, dormir chez des inconnus et leur demander le couvert. Une expérience inspirée de l'émission "Pékin Express", mais à la sauce locale.
Une aventure hors du commun
Sur le papier, partir cinq jours entre Saint-Emilion et Sète ne semble pas être une grande aventure. Mais ajouter le défi de se déplacer en stop et de demander le gîte et le couvert à des inconnus augmente considérablement les chances de péripéties. C'est le périple qu'a effectué Julien Escaffit, aide-soignant de profession, du 20 au 25 mai. Toujours sur un petit nuage depuis son retour, il souhaite partager son expérience, qu'il décrit comme "une vraie bulle d'air, avec des rencontres qui redonnent de l'espoir".
Le concept de Village Express
Julien a participé à la deuxième édition de "Village Express", une aventure imaginée par Jo-Thaï Fiat, à la tête d'une petite agence de voyages. Inspirée par l'émission populaire "Pékin Express", cette expérience réunit douze participants répartis en binômes. Ils doivent réussir des défis pour marquer des points : se faire héberger par des inconnus rapporte cinquante points, tandis que prendre un moyen de transport atypique (montgolfière, hélicoptère, bateau…) en rapporte quarante.
Des rencontres marquantes
Julien ne connaissait pas son binôme avant de partir. "Avec Marine, nous nous sommes rencontrés le jour du départ, nous avons tout de suite eu un bon feeling. Nous avons le même caractère, à la fois posé et dynamique. Nous avons créé un lien, d'ailleurs on a déjà prévu de se revoir fin juin." L'aide-soignant, qui s'est inscrit "pour s'ouvrir et dépasser ses limites", a surtout été marqué par les rencontres qu'il a faites. "Ça n'a duré que cinq jours, mais c'était si intense que tout est décuplé. Nous sommes devenus une petite famille", se réjouit-il.
La générosité des inconnus
"À notre grand étonnement, convaincre des personnes de nous héberger ou de nous prendre en voiture a été plutôt facile. Ils se prenaient au jeu et sortaient de leur routine avec nous", soutient Julien. Il se souvient avec plaisir d'une soirée de partage commencée sur le marché de Millau. Un couple de traiteurs, tenant un stand de spécialités vietnamiennes, a accepté de loger les quatorze participants dans son jardin. Mieux encore, ils ont préparé un immense buffet de plats d'Asie du Sud-Est et prolongé la soirée avec un karaoké.
Le retour à la réalité
Finalement, le plus difficile aura été le retour à la réalité. "Après un tel raz-de-marée d'amour, on n'a pas envie de retourner à la vie normale", confie Julien. Une expérience qui prouve que l'aventure peut se trouver au coin de la rue, pour peu qu'on ose tendre la main.



