Contrairement à une croyance répandue, les chiens ne perçoivent pas le monde en noir et blanc. Leur vision des couleurs est simplement différente de la nôtre, avec un spectre plus restreint. Cette particularité s'explique par la configuration de leur œil, adaptée à leurs besoins de prédateur.
Comment fonctionne l'œil d'un chien ?
Dans la rétine, deux types de cellules photoréceptrices captent la lumière : les cônes et les bâtonnets. Les bâtonnets permettent de voir en conditions de faible luminosité et assurent la vision périphérique. Ils ne sont que d'un seul type, ne produisant qu'une vision en noir, blanc et nuances de gris. Les cônes, quant à eux, sont responsables de la vision diurne en couleurs. Chez l'humain, le grand nombre de cônes permet de distinguer une large palette de teintes et offre une excellente acuité visuelle sous une bonne lumière.
Les chiens possèdent relativement peu de cônes mais beaucoup de bâtonnets, ce qui leur confère un avantage pour la vision nocturne et périphérique, au détriment de la perception des couleurs. Ils ne disposent que de cônes sensibles au bleu et au jaune, ce qui les empêche de voir les nuances de rouge. De plus, ils perçoivent moins bien les subtiles variations de gris et les changements de luminosité. Enfin, leur vision de loin est floue, à des degrés variables selon les races.
Une meilleure vision que la nôtre
Ces limitations visuelles ne sont pas un handicap pour les chiens, car leur vision est bien mieux adaptée à la chasse que la nôtre. Ils sont 10 à 20 fois plus sensibles aux mouvements, et leur champ de vision atteint 240 à 250 degrés, contre 135 à 180 degrés pour les humains. Ils voient également bien mieux la nuit, même si les images perçues sont assez floues. En somme, leur vision est optimisée pour détecter les proies et les prédateurs dans leur environnement naturel.



