Fête des producteurs à Saint-Raphaël : produits locaux et qualité au rendez-vous
Fête des producteurs à Saint-Raphaël : produits locaux et qualité

La seconde édition de La fête des producteurs, organisée par Var-matin à Saint-Raphaël, réunit une soixantaine d’exposants locaux jusqu’à ce dimanche. Nous avons fait notre marché avec les premiers visiteurs, parfois venus de loin.

Des produits du terroir plébiscités

« Yves, viens par ici, il y a du pâté en croûte », s’enthousiasme Brigitte, 77 ans. Ce couple de Raphaëlois flashe sur l’étalage des producteurs du Porc Serein, un élevage traditionnel de porcs Mangalitza à Carnoules. Ce samedi matin, c’est l’un des stands les plus appréciés parmi la soixantaine d’exposants. « Dans le porc, on cuisine tout », répète-t-on aux clients. Pour 24,71 euros, en plus de leur pâté en croûte aux châtaignes et au chorizo, Brigitte et Yves repartent également avec un groin sous vide et la recette pour le cuisiner : « Il faut bien tester. On ne va pas mourir idiots ». Ces deux amateurs auraient bien pris de la joue en plus mais « ils n’en avaient plus ».

« On est pour les circuits courts. C’est plus frais. Et puis, on nous a bien expliqué pourquoi leurs produits étaient de qualité, sans conservateurs », souligne l’ex-fonctionnaire, qui a craqué pour l’odeur des fraises de Saint-Cyr et prévoit de repartir avec un litre de Pastis Henri Bardouin à 25 euros.

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Un rapport qualité-prix « raisonnable »

Xavier, « un habitué des salons gourmands », s’arrête devant les bouteilles de rosé du Vignoble des Templiers, à Bras. Son cabas déjà à moitié rempli de vinaigre, de miel et autres « petits plaisirs locaux » ne dira pas non à une dégustation finale de blanc. « Si ça ne me plaisait pas, je ne me dérangerais pas pour leur dire », assure-t-il en finissant son verre. Il repartira tout de même avec une bouteille de rosé Renaissance à 8,30 euros.

Éliane, ex-secrétaire de 69 ans, vient d’acheter pour 4,50 euros de petits nougats de la maison Jonquier, à Ollioules. « C’est pour faire goûter de nouvelles saveurs à mes petits-enfants de 2 et 8 ans », confie-t-elle, avant qu’on lui tende une cuillère de tapenade d’olives noires maison, avec moins d’huile et plus d’olives que les standards industriels. « Ce n’est pas la même que dans le commerce, apprécie-t-elle. Et le rapport qualité prix est raisonnable. Je me doute bien que tout ça demande du travail et que ça n’est pas fait en série. Donc, j’ai tendance à faire davantage confiance. »

Des attractions pour toute la famille

Au centre de la fête, une micro-ferme attire l’œil des plus jeunes visiteurs, avec plusieurs animaux venus du parc animalier de Ginasservis, dont des lamas. Dans les bras de son père, Lila, 2 ans, est particulièrement impressionnée par le cri des dindons. Ce qu’elle préfère ici, ce sont les poules « comme celle de [son] papi de Poitiers ». « Ça fait partie de l’apprentissage des enfants, surtout quand on a grandi en ville », indique Anthony, commercial de 31 ans.

Des produits bio et originaux

Anne et Pierre, un couple de Munichois, ne jurent que par le bio. Leur étape du jour ? Le stand de Toni Gemmiti et ses bouteilles de vinaigre de miel au tilleul « pour faire mariner une viande » ou « déglacer des légumes », principalement vendues aux chefs cuisiniers comme exhausteur de goût. Autre spécialité de la maison : le miel d’acacia infusé au safran, cultivé à Correns. Au cours de la dégustation, du miel d’arbousier. « Attention, c’est assez fort, prévient-on en caisse. Certains de nos clients, qui en avaient acheté sans en avoir goûté, nous ont appelés après pour demander s’il n’avait pas tourné. Mais c’est un bon antioxydant. » Addition pour ces deux Allemands : 33,80 euros pour deux vinaigres, une boîte de pollen et un pot de miel.

Gislaine et Fabrice, deux Bourguignons qui possèdent un appartement à Saint-Raphaël en résidence secondaire, repartent avec une bière au romarin de la brasserie La Cig’, basée à La Seyne. Avec leurs deux filles Maëlie et Léana, ils ont fait une partie des courses du week-end, dont un melon de Saint-Cyr et du fromage de chèvre de la ferme des Claux, à Fayence. « Nous, en Bourgogne, on a le vin, résume l’aide-soignante de 42 ans. Mais en venant ici, ça nous a fait découvrir les produits du coin. »

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