En 2024, la Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) a demandé à la ville de Frontignan d’arracher vingt plants de colza OGM qui s’étaient développés de manière inattendue. La nature, dit-on, a horreur du vide, et elle saisit toutes les occasions pour se développer. C’est ainsi qu’une vingtaine de plants de colza génétiquement modifiés ont poussé sans autorisation dans le quartier de la Peyrade à Frontignan.
Une prolifération inédite venue du port de Sète
Ces graines, emportées par le vent lors d’une opération de déchargement sur le site industriel du port de Sète, spécialisé dans les biocarburants, ont trouvé un terrain propice à quelques encablures de là. Les agents de la Draaf, vigilants, ont rapidement repéré ces plants indésirables. Il s’agit d’une première pour ce type de prolifération insolite.
La réaction de la commune et de l’industriel
La commune de Frontignan a immédiatement procédé à l’arrachage des plants, comme le demandait la Draaf. Lors du premier Comité de suivi de site de Saipol, mis en place par le Préfet après l’explosion du printemps 2024, la ville a souligné cet incident. Elle a demandé qu’à l’avenir, si une telle situation se reproduisait, l’arrachage soit à la charge de l’industriel. Ce dernier a accepté cette responsabilité.
Cet événement met en lumière les risques liés au transport et à la manipulation d’organismes génétiquement modifiés, même dans des contextes industriels contrôlés. Les autorités locales restent vigilantes pour éviter toute nouvelle prolifération.



