Carburants : le gouvernement dévoile des mesures ciblées pour soutenir les professionnels et les travailleurs modestes
Face à la flambée des prix des carburants, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient, le gouvernement français a annoncé ce mardi 21 avril 2026 une série de mesures d'urgence. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté ces dispositifs lors d'une déclaration à Matignon, insistant sur une approche ciblée pour éviter des mesures générales non financées.
Un accompagnement pour trois millions de grands rouleurs modestes
Sébastien Lecornu a détaillé la création prochaine d'un dispositif d'accompagnement destiné à environ trois millions de grands rouleurs modestes, particulièrement touchés par la hausse du prix du carburant. Cette aide prendra la forme d'une réduction moyenne de 20 centimes d'euro par litre, spécifiquement ciblée sur les travailleurs aux revenus limités. Le Premier ministre a précisé que les critères de revenus et de kilométrage seraient définis dans les prochaines heures par les ministres concernés, avec un accent sur la simplicité pour ne pas fliquer les Français.
Renforcement et prolongation des aides sectorielles
Les aides existantes pour les secteurs clés sont non seulement reconduites mais aussi renforcées à partir de mai :
- Pour les pêcheurs, l'aide passera de 20 à entre 30 et 35 centimes d'euro par litre de gazole non routier.
- Pour les agriculteurs, l'aide sera multipliée par quatre, atteignant 15 centimes d'euro par litre.
- Les transporteurs bénéficieront d'une aide équivalente à 20 centimes par litre, également prolongée pour mai.
Négociations en cours et perspectives futures
Le gouvernement prévoit des discussions spécifiques avec les taxis et VTC, ainsi qu'avec le secteur du BTP, où une aide d'environ 20 centimes par litre est envisagée pour les petites entreprises de moins de 20 salariés. Sébastien Lecornu a également évoqué des chantiers à venir sur la transparence des marges des distributeurs de carburants, soulignant l'impact estimé du conflit au Moyen-Orient entre 4 et 6 milliards d'euros à ce stade.



