Thomas Cazenave et Jean-Luc Moudenc se sont exprimés dans un communiqué commun ce mardi 27 avril, à la veille de la rencontre entre les présidents de Région Alain Rousset et Carole Delga et le Premier ministre. « L’heure est désormais à la mobilisation collective pour mener ce projet à son terme » : sur le dossier de la ligne à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, les maires des deux villes, Thomas Cazenave et Jean-Luc Moudenc, s’accordent. Dans un communiqué commun publié ce mardi 27 avril, ils disent leur soutien au projet, « parce que nous sommes convaincus de sa pertinence, de son utilité et de sa soutenabilité financière ».
« Les Toulousains et les Bordelais vivent aujourd’hui leur quotidien à l’échelle du Grand Sud-Ouest, argumentent les élus. Pour travailler, se former, se soigner ou retrouver ses proches, chacun doit pouvoir se déplacer de manière simple, rapide et fiable. Déjà bien avancé, le Grand Projet Sud-Ouest, qui comprend la LGV Bordeaux-Toulouse, répond pleinement à cette exigence. Il profitera à Bordeaux et à Toulouse et, bien au-delà, à deux régions qui l’attendent de longue date. […] Dans un esprit de responsabilité et de partenariat avec l’État, nous serons pleinement impliqués pour que les engagements pris soient respectés et pour faire triompher l’intérêt de nos territoires et de leurs habitants. »
Rencontre imminente avec Lecornu
La déclaration intervient alors que les présidents des Régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, Alain Rousset et Carole Delga, doivent s’entretenir ce mercredi 28 avril avec le Premier ministre Sébastien Lecornu sur le financement de ce projet ferroviaire contesté, qui doit également relier Bordeaux à Dax, et dont le coût est estimé à plusieurs milliards d’euros. Côté bordelais, la position de Thomas Cazenave tranche avec celle de son prédécesseur, l’écologiste Pierre Hurmic, opposé à la ligne à grande vitesse. Ce projet, qui suscite des débats, est perçu par ses partisans comme un levier essentiel pour le développement économique et la mobilité dans le Grand Sud-Ouest. Les discussions à venir avec le gouvernement seront déterminantes pour l'avenir de cette infrastructure.



