Nice Côte d'Azur inaugure l'extension du terminal 2 pour accueillir trois millions de passagers supplémentaires
L'aéroport Nice Côte d'Azur a officiellement inauguré ce lundi l'extension de son terminal 2, un projet majeur destiné à répondre à la croissance continue du trafic aérien sur la Côte d'Azur. Cette nouvelle infrastructure, d'une superficie de 23 058 mètres carrés, permettra d'accueillir jusqu'à trois millions de passagers supplémentaires chaque année, portant la capacité totale de l'aéroport à environ 18 millions de voyageurs annuels.
Un investissement de 130 millions d'euros pour fluidifier les parcours
Le projet, qui a nécessité un investissement de 130 millions d'euros hors taxes, comprend plusieurs améliorations significatives pour les voyageurs. Trente-six nouvelles banques d'enregistrement ont été installées, accompagnées d'un tri-bagage supplémentaire et d'un agrandissement des zones de contrôle de sécurité et de passeports. Ces aménagements visent à créer un parcours plus fluide et un fonctionnement plus souple pour les usagers.
L'extension intègre également six portes d'embarquement et de débarquement compatibles avec les vols Schengen et Non-Schengen, permettant des rotations d'avions simplifiées. Une innovation notable : la suppression des bus de piste grâce à des passerelles reliant les postes 56 à 58, améliorant ainsi le confort des passagers.
Des commerces revus et un nouveau salon VIP
La zone Non-Schengen a été entièrement repensée avec l'ajout d'un nouveau duty-free et de deux espaces dédiés à l'alimentation. Pour compléter l'offre, un nouveau salon VIP, baptisé The Levity Lounge, a été inauguré, offrant aux voyageurs privilégiés un espace de détente premium.
Franck Goldnadel, président du directoire d'Aéroports de la Côte d'Azur, a souligné que cette extension était nécessaire face à la saturation des installations existantes. « Ces deux, trois dernières années, on a accueilli plus de compagnies et plus de passagers dans des installations qui n'étaient pas dimensionnées pour », a-t-il expliqué, rappelant que le trafic est passé de 14,35 millions de passagers en 2019 à 15,23 millions en 2025.
Le contrôle aérien, un défi persistant
Lors de la cérémonie d'inauguration, le ministre des Transports Philippe Tabarot a salué les travaux tout en pointant du doigt les lacunes du contrôle aérien français. « La performance du contrôle aérien n'est pas toujours au rendez-vous dans notre pays », a-t-il regretté, évoquant les retards qui pénalisent les usagers et les compagnies aériennes.
Pour y remédier, le ministre a engagé une réforme incluant le recrutement d'une trentaine de contrôleurs aériens sur deux ans pour la tour de Nice et le centre d'Aix-en-Provence, augmentant ainsi les effectifs de plus de 10 %. Un système de badgeuse biométrique a également été mis en place pour optimiser l'organisation du travail. Les premiers résultats sont encourageants, avec une réduction de 20 % des retards en mars 2026 et de 40 % début avril dans le Sud-Est.
Perspectives d'avenir et présence monégasque
Face aux défis à venir, notamment les Jeux olympiques de 2030, la question d'un éventuel terminal 3 ou d'une nouvelle extension se pose. Franck Goldnadel reste prudent : « Notre enjeu, c'est l'avenir. Aujourd'hui, on prévoit les 5 à 8 ans qui sont devant nous. Mais tout dépendra aussi de la dynamique du trafic ». Aucune décision n'a été prise pour l'instant.
La cérémonie d'inauguration a également été marquée par la présence du prince Albert II de Monaco, rappelant la participation de la Principauté à hauteur de 12,5 % dans le capital de l'aéroport depuis 2017. Cette implication souligne le rôle stratégique de Monaco dans le développement de la plateforme azuréenne.



