SarlaTech : l'incubateur de Sarlat soutient quatre start-up innovantes
SarlaTech : un incubateur pour quatre start-up en Périgord

La Communauté de communes Sarlat-Périgord noir, à travers l'incubateur de SarlaTech, soutient le développement de start-up qui œuvrent dans les domaines médicaux, de l'agroalimentaire et de la cosmétique. SarlaTech n'est pas qu'un espace de coworking. Dépendant de la Communauté de communes Sarlat-Périgord noir, le site de l'avenue de Selvès à Sarlat, ouvert en septembre 2023, n'offre pas que des bureaux de travail partagés ou privatifs. Si elle abrite un Fab Lab ou un campus étudiants (cinq en 2025-2026), la structure a élargi son champ d'action avec un investissement accru dans le soutien à l'économie locale. Au-delà de la domiciliation des entreprises (une quinzaine actuellement), SarlaTech propose des cafés de la création, un rendez-vous mensuel, gratuit et sans inscription, qui a accueilli 160 porteurs de projets en Périgord noir en 2025.

French Tech Périgord

SarlaTech concourt au développement économique de la collectivité grâce à la complémentarité de ses deux salariés, Rébécca Dain (cheffe de projet) et Cyril Delbos (start-up manager). La première se dédie à la gestion administrative et financière, à l'animation, aux partenariats et au conseil en entreprise, quand le second se consacre à l'incubation, à l'accompagnement des start-up et au Fab Lab. Depuis janvier 2024, un incubateur est en effet chargé de soutenir les entrepreneurs locaux dans les différents volets que sont la levée de fonds, la problématique de la propriété industrielle, les aspects commerciaux, la communication et les formes juridiques.

SarlaTech peut compter sur le soutien de la French Tech Périgord, l'une des communautés de cet écosystème. Présente lors d'un afterwork à SarlaTech, sa directrice Natalia Héraut estime que cet outil présente le mérite de « fédérer grands groupes et petites start-up qui peuvent être d'autant plus perdues au fond des campagnes. Il est important de dire qu'il y a de la tech à Sarlat et en Dordogne ».

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L'importance du réseau

Le directeur de la French Tech Périgord, Cédric Delage, abonde. Investisseur industriel et ancien dirigeant de la Fedd à Sainte-Alvère (commune de Val-de-Louyre-et-Caudeau), il résume d'une phrase l'essentiel : « S'il n'y a qu'un seul truc à retenir, c'est le réseau. »

Et sur ce point, l'incubateur de SarlaTech peut compter sur un atout unique autant que précieux : un partenariat avec Unitec, la principale structure d'accompagnement de start-up en Nouvelle-Aquitaine. Qui a dérogé à titre exceptionnel à son périmètre bordelais pour suivre, en binôme avec SarlaTech, quatre start-up sarladaises sélectionnées. Elles font partie des « 756 soutenues dans l'industrie, le numérique, la santé et l'agro-viti-vini, les quatre secteurs d'activité identifiés », précise l'un des start-up manager girondins, Anthony Le Bleis. Et qui affichent un taux de pérennité à cinq ans de 88 %. Unitec a permis d'aider le dépôt de « plus de 600 brevets » et la création de « 8 000 emplois portés par les start-up ».

« Une vraie opportunité »

Une collaboration vécue comme « une vraie opportunité », approuve Cyril Delbos. Une manière de signifier « qu'on croit en notre territoire, en notre capacité à faire venir, faire éclore et garder nos talents. La ruralité au sens large du terme n'a pas à rougir ».

« On ne s'attendait pas à travailler sur d'aussi beaux projets », approuve Anthony Le Bleis. Deux œuvrent dans la deeptech (ou technologie profonde en anglais, en élaborant des techniques très novatrices en rupture avec l'existant), une dans la foodtech agroalimentaire et une dans la cosmétique.

Quelles sont les quatre start-up aidées ?

Dans le domaine médical, Mecutics, une start-up montée par un ingénieur formé aux Arts et Métiers, œuvre à la création d'un dispositif médical dans le traitement des affections oculaires. Un challenge qui recouvre des enjeux de financement et de propriété industrielle.

La deuxième est développée par un quadragénaire spécialisé dans le graphisme qui s'est pris de passion pour la truffe noire. Avec un réseau de producteurs locaux, il a lancé, avec Melanosporum, la commercialisation de truffes fraîches exportées au Japon, un marché difficile à pénétrer.

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Troisième société, Fosca entend révolutionner l'immunothérapie contre le cancer du cerveau (dont la survie médicale après diagnostic n'atteint que quatorze mois) en développant un système de sonde qui serait introduite dans la tumeur pour éliminer les molécules.

Enfin, Là Cosmétique d'ici, dirigée par la pharmacienne sarladaise Mylène Audit, conjugue cosmétique naturelle et terroir français avec l'usage de l'huile de noix bio du Périgord. Si cinq produits sont commercialisés sur son site Internet dans une centaine de pharmacies de la région, l'idée est de poursuivre sa croissance.