Deux salles, deux ambiances
De Coco Chanel à « Cocochonailles », c'est le choc de deux univers sur la Côte basque. Biarritz célèbre le retour de l'immense marque dédiée au luxe, haute couture, prêt-à-porter, parfum et autres coquetteries au prix fort. La ville renoue avec une histoire de longue date qui la lie à la marque de la créatrice de mode, modiste et grande couturière française. Moins cher (quoi que), moins dans la dentelle (quoi que), Bayonne vend un peu moins de rêve (quoi que) en célébrant pour la 563e fois la cuisse de la patte arrière du cochon. Il faut de tout pour faire un monde. De la raffinerie à la charcuterie, il n'y a finalement que quelques kilomètres.
Passeport pour le jambon
L'adjoint au maire Yves Ugalde, en défenseur de la culture locale, l'a dit et redit : ceux qui ne passeront pas par « l'acte majeur de la dégustation d'un bout de jambon » à Bayonne ce week-end, préférant éviter le chapiteau des salaisonniers pour se rendre directement dans les débits de boissons, n'auront rien compris à l'esprit de la foire dédiée au saint bout de viande. Les efforts de l'élu sont louables : mais marteler à qui mieux mieux que l'historique événement n'a rien à voir avec les Fêtes de Bayonne ne suffit visiblement pas à décourager un grand nombre de visiteurs venus ici pour s'échauffer en vue du mois de juillet. D'autant que la consigne ânonnée par l'élu laissait la place au doute : « Si après 20 heures on veut passer un bon moment en dégustant du jambon entre amis… celui-ci étant salé, on boit un coup avec, tout ça fonctionne très bien. »
Animal politique
La dauphine de la baie de Saint-Jean-de-Luz nage désormais si près du bord qu'elle s'est fait prendre dans les filets politiques locaux. Depuis plusieurs semaines, l'opposant Manuel de Lara réclame la création d'une « brigade verte pour prévenir, encadrer et sanctionner les dérives ». Après avoir émis l'idée lors de la campagne électorale, le battu en a remis une couche en Conseil municipal le 10 avril. Puis mercredi sur les réseaux sociaux. Face à ces « surenchères », la mairie a répliqué le lendemain dans un communiqué, signalant que les premières verbalisations étaient tombées. Manière de dire que les autorités avaient les affaires bien en mains.
Dérives
Cétacé toujours, mais pas assez pour certains visiblement. Au « Figaro », qui consacrait cette semaine depuis Paris un article sur l'attraction aquatique, on a cru bon d'affirmer que « le journal local Sud Ouest [avait] décidé après une intense réflexion de la baptiser Pomme (pour le plaisir du jeu de mots pomme dauphine) ». D'une confraternité rare, l'énoncé est surtout totalement faux : aucun journaliste de votre quotidien régional n'a attribué ce nom au visiteur. Après recherches, la fake news vient de la publication d'un courrier de lecteur, qui n'engage évidemment pas le journal. Mais vu de si loin, n'était-ce pas un petit peu la même chose ?
Juste un détail
La fédération du Parti communiste dans les Pyrénées-Atlantiques a réagi à l'élection de Jean-Claude Iriart à la tête de l'Agglomération Pays basque. Le PC digresse notamment vers les législatives de juin 2024, dans la 6e circonscription, pour dénoncer la désignation comme candidat par le Nouveau Front populaire (NFP) de l'abertzale de gauche (EH Bai) Peio Dufau. « Une manœuvre politique hasardeuse », peut-on lire sous la plume du PC. Il omet juste un détail : la victoire du candidat NFP dans une circonscription longtemps jugée imprenable pour la gauche.
Joue-là comme Christelle
Pas de vice-président Hendayais à la Communauté d'agglomération Pays basque : le maire d'Hendaye, Kotte Ecenaro, n'apprécie pas. Il l'a dit, vendredi, en Conseil communautaire. La situation lui semble manquer de « légitimité démocratique ». Que n'a-t-il pas fait comme Christelle Mange, la maire de Chéraute, candidate surprise et élue vice-présidente devant le maire de Gotein-Libarrenx Bernard Lougarot ? Le président Alain Iriart avait pourtant préféré ce dernier à la première magistrate.



