Ce mercredi 10 juin, Jean Castex, le nouveau Premier ministre, se retrouve confronté à son premier conflit social d’envergure. La SNCF connaît une grève nationale qui perturbe fortement le trafic ferroviaire. Les syndicats dénoncent les conditions de travail et la réorganisation du travail imposée par la direction.
Un mouvement social attendu
La grève, qui a débuté mardi soir, est suivie par une majorité de conducteurs et d’aiguilleurs. Selon la SNCF, seulement un TGV sur trois et un Transilien sur quatre circulent. Les usagers subissent d’importantes perturbations, notamment en Île-de-France. Les syndicats espèrent faire plier le gouvernement sur plusieurs revendications, dont l’arrêt des suppressions de postes et l’amélioration des conditions de travail.
Les revendications des syndicats
Les organisations syndicales demandent principalement :
- L’abandon du projet de réforme des retraites, qui affecte particulièrement les cheminots.
- Des embauches supplémentaires pour faire face à la charge de travail.
- Une revalorisation des salaires et des primes.
- Le maintien de tous les services ferroviaires, notamment les petites lignes.
La CGT, la CFDT et Sud-Rail appellent à la mobilisation. Ils dénoncent une politique de casse du service public et une détérioration des conditions de travail depuis plusieurs années.
La réponse du gouvernement
Jean Castex a déclaré vouloir dialoguer avec les syndicats tout en maintenant le cap des réformes. Le gouvernement estime que la réforme des retraites est nécessaire pour assurer la pérennité du système. Toutefois, il se dit prêt à discuter d’aménagements. Le Premier ministre a reçu des représentants syndicaux mardi soir, sans parvenir à un accord.
Cette grève constitue un test pour le nouveau gouvernement, qui doit gérer à la fois la crise sanitaire et les tensions sociales. Les prochains jours seront décisifs pour l’avenir du dialogue social à la SNCF.



