Le Lavandou envisage d'acquérir une partie de l'ancien camp de la Drôme pour du logement saisonnier
Lors du vote du budget primitif 2026 de la commune du Lavandou, une ligne de 900 000 euros a été insérée pour tenter d'acquérir une partie de l'ancien camp de la Drôme, situé à Cavalière. Ce terrain de près de trois hectares comprend deux bâtiments abandonnés depuis trente ans, mais jugés en état potable par le maire Bertrand Carletti. L'objectif est d'y réaliser des logements saisonniers, très attendus dans la commune.
Un projet structurant pour le logement des saisonniers
Le maire a souligné qu'il s'agit d'une opportunité rare, car le foncier est très limité au Lavandou. Les deux bâtiments pourraient accueillir 28 saisonniers dans un premier temps. Le coût total du projet, incluant les travaux estimés à 1,1 million d'euros, atteindrait 2 millions d'euros. La commune envisage également un partenariat public-privé pour étendre la capacité à plus d'une centaine de places.
L'opposition valide le projet mais émet des réserves
Le groupe Regain, par la voix de Nathalie Janet, a validé l'idée tout en alertant sur la nécessité d'une organisation rentable. À titre d'exemple, le site de l'Oasis nécessite sept mois d'occupation sur douze pour équilibrer son budget. Il faudra également vérifier si les saisonniers accepteront de se loger à Cavalière, éloigné du centre-ville.
Une urgence pour éviter une vente à un autre acheteur
Le maire a précisé qu'il existe déjà un compromis de vente avec d'autres acheteurs, ce qui oblige la commune à agir rapidement. Il a rappelé qu'il ne s'agit pas d'un engagement de campagne, mais d'une opportunité à ne pas laisser passer. Le site pourrait également accueillir des colonies de vacances ou des travailleurs saisonniers d'hiver.
Autres décisions du conseil municipal
Le conseil a également voté le maintien des taux d'imposition à leur niveau de 2025. Par ailleurs, le projet de panneaux photovoltaïques sur le parking du port a été abandonné en raison de son impact visuel, mais sera redéployé ailleurs, peut-être avec des ombrières. Enfin, les grands concerts gratuits de l'été ne seront pas reconduits cette année, une économie de 500 000 euros réorientée vers des animations plus nombreuses et mieux réparties dans le temps.



