La Lozère se prépare à une transformation numérique majeure : la facturation électronique devient obligatoire pour les 13 241 entreprises du département à compter du 1er septembre 2026. La direction départementale des finances publiques (DDFIP) de la Lozère a organisé une conférence de presse le 16 juin 2026 pour détailler les modalités de cette réforme.
Calendrier et obligations
À partir du 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être capables de recevoir des factures électroniques. Les plus grandes structures devront également les émettre. En revanche, les PME bénéficient d'un délai supplémentaire d'un an pour se conformer à l'obligation d'émission.
Hervé Mille, directeur de la DDFIP de la Lozère, explique : « Nous nous basons sur le principe de « dites-le-nous une fois ». En une seule transmission, une entreprise pourra adresser sa facture à son client, alimenter sa comptabilité et transmettre les données utiles à l'administration fiscale. »
Avantages pour les entreprises et l'administration
La facturation électronique offre plusieurs bénéfices : réduction de la saisie manuelle et des erreurs de traitement, accélération des délais de paiement, meilleure visibilité sur la trésorerie, et suppression du stockage papier. Pour l'administration fiscale, elle améliore la traçabilité et facilite les contrôles comptables et fiscaux.
Isabelle Murcott, responsable du pôle gestion fiscale, souligne : « On pourrait croire que notre territoire rural aurait du mal à se convertir à la réforme mais, étonnamment, les exploitants agricoles sont les premiers à s'être mis à la facturation électronique. »
Défis pour les petites entreprises
La conversion des petites entreprises, souvent moins informées et soucieuses de leur trésorerie, représente un enjeu clé. En Lozère, environ 50 % des entités actives sont de petits entrepreneurs. La DDFIP insiste sur l'importance d'un accompagnement adapté.
Les 13 241 entités actives devront choisir une plateforme privée agréée par l'État pour émettre et recevoir leurs factures électroniques. Le choix ne doit pas se faire à la hâte : il convient d'analyser ses besoins réels. Par exemple, une PME qui envoie des factures avec des remises partielles et des commandes groupées doit vérifier que la plateforme peut calculer correctement les remises et associer chaque facture à la bonne commande. Un outil inadapté entraînerait des rejets ou des corrections manuelles, retardant les paiements et alourdissant la charge de travail.
Accompagnement et ressources
La DDFIP de la Lozère prévoit des actions d'information et de soutien pour aider les entreprises à franchir le pas. Des sessions d'information et des guides pratiques seront mis à disposition. Les entreprises sont invitées à anticiper dès maintenant leur transition pour éviter les difficultés de dernière minute.



