Un crématorium de Hasselt, en Belgique, a suscité une vive polémique en lançant une opération commerciale jugée de très mauvais goût. Selon l’agence de presse Belga, reprise par 7be7, l’établissement propose des promotions aux entreprises de pompes funèbres en fonction du nombre de corps pris en charge.
La ministre flamande monte au créneau
Ces réductions ont valu au crématorium un rappel à l’ordre de la ministre flamande des Affaires intérieures, Hilde Crevits. « Les remises sur volume sont contraires à l’interdiction des activités commerciales concernant les cendres funéraires, ainsi qu’au traitement respectueux et digne de la dépouille d’un défunt », a-t-elle dénoncé.
Des promotions qui orientent le marché
Selon la ministre, « ces promotions orientent en outre le marché et peuvent restreindre la liberté de choix des proches envers une entreprise de pompes funèbres. » Hilde Crevits a donc contacté la ville de Hasselt, chef-lieu du Limbourg, qui gère le crématorium. Elle attend une réponse d'ici le 10 juillet prochain.
Un précédent en Flandre
Cette année, un autre groupe de crématoriums en Flandre avait déjà fait polémique en proposant de telles réductions quand des antennes locales recevaient plus de 300 ou 700 corps. Après avoir été épinglé, il avait cessé cette pratique jugée peu éthique.
Le coût des obsèques en France
Selon une étude baptisée « Mourir, combien ça coûte ? » de Simplifia et Silver Alliance, le coût des obsèques s’élevait en France à 4.730 euros en 2023. Il fallait débourser 5.044 euros pour une inhumation, contre 4.434 euros pour une crémation.



