Après des mois d'attente, les dirigeants des cliniques Navarre et Marzet, en redressement judiciaire, ont dévoilé les mesures des plans de redressement et de sauvegarde de l'emploi aux représentants syndicaux. C'est officiel : après l'annonce, le 31 mars dernier, du redressement judiciaire pour la Polyclinique Pau Pyrénées (qui regroupe Navarre et Marzet), la direction a confirmé ce jeudi 7 mai la fermeture de la maternité sur le site Navarre, et le licenciement d'un maximum de 161 personnels sur 542. Les salariés attendaient ces annonces depuis des mois de la part des dirigeants du Groupe GBNA, propriétaire des deux établissements depuis 2021.
Un déficit d'exploitation alarmant
Dans un communiqué, la direction invoque un déficit d'exploitation de 2,7 millions d'euros en 2025, qui pourrait s'aggraver à 5,2 millions d'euros en 2026 sans réaction immédiate. Le 1er avril dernier, environ 150 personnes avaient observé un mouvement de grève et s'étaient mobilisées devant le site de Navarre pour réclamer des précisions sur les mesures à venir.
Les axes de la restructuration
Concrètement, outre la fermeture de la maternité, qualifiée de choix difficile dicté par l'effondrement des naissances, les grands axes du projet de restructuration prévoient :
- Un recentrage sur la chirurgie, en croissance de 3,2 %
- L'arrêt des activités déficitaires que sont l'oncologie médicale en hospitalisation complète ainsi que les Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) sur le site de Marzet
- La transformation du service d'urgence H24 en simple antenne d'urgence
- La réorganisation de l'unité de soins intensifs polyvalents
Environ 150 personnes s'étaient mobilisées devant le site de la polyclinique de Navarre en réaction aux rumeurs de fermeture de la maternité notamment.



