Eric Ciotti acte la perte des JO 2030 à Nice : « C’est pas la mort du petit cheval »
Ciotti acte la perte des JO 2030 à Nice

Ce jeudi 4 juin 2026, lors des Entreprenariales organisées à l'Allianz Riviera, le maire de Nice, Eric Ciotti, a officialisé devant les chefs d'entreprise la probable perte des Jeux olympiques d'hiver de 2030. « On a perdu les Jeux. Je le regrette, mais c’est pas la mort du petit cheval », a-t-il déclaré, relativisant l'impact de cette décision.

Un transfert vers Lyon qui fait polémique

Le Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) a décidé de transférer le pôle glace de Nice à Lyon, suivant les directives du Comité international olympique (CIO). Cette décision a provoqué une guerre ouverte entre Eric Ciotti et Renaud Muselier, président de la Région Sud. Ciotti a assumé son refus de transformer le stade de football en patinoire géante de 15 000 places, qualifiant le projet d'« aberration environnementale, budgétaire et économique » pour un coût de 100 millions d'euros.

Les entrepreneurs entre déception et résilience

Denis Carreaux, ex-directeur des rédactions de Nice-Matin, a animé un débat avec les maires de Nice, Antibes, Cannes et Grasse. « Nice n’aura pas les Jeux olympiques d’hiver de 2030. Ce n’est clairement pas une bonne nouvelle pour le monde économique », a-t-il posé. Eric Ciotti a répondu en regrettant cette perte tout en réaffirmant son inflexibilité au nom de ses engagements de campagne.

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« J’ai très clairement dit que je n’accepterais pas que ce stade soit occupé pendant un an pour transformer un stade de football de 40 000 places en une patinoire de 15 000 », a martelé le maire. Il a comparé le projet architectural à « la qualité des immeubles de l’Union soviétique dans les années 50 », tout en maintenant son opposition à léser l’OGC Nice.

Des retombées économiques compromises

Les entrepreneurs présents ont exprimé leur déception face à la perte de centaines de millions d'euros de chantiers et de retombées pour les PME locales. Florent Noiray, vice-président de la Fédération du BTP 06, a souligné : « C’était un apport d’activité importante. Le logement est atone, les collectivités manquent de ressources... Toute pierre à l’édifice est importante. »

Franck Cannata, président de l’UPE 06, a évoqué un « infime espoir » que les Jeux restent à Nice, tant que le CIO n’a pas officiellement tranché. « Rien n’est définitivement perdu à l’instant où on se parle », a-t-il déclaré, tout en se préparant à l’hypothèse la plus probable. « Si les Jeux étaient abandonnés, il faudra se mettre tout de suite autour de la table et trouver des solutions alternatives. »

Des compensations promises par la municipalité

Eric Ciotti a promis de compenser la perte des aides de l’État pour le complexe olympique et le village des athlètes. « La Ville de Nice proposera la vente de ce terrain à une autre équipe, et ils feront des logements, ici ou ailleurs. Donc là, on perd zéro euro. Pour le reste, nous compenserons », a-t-il assuré.

Malgré la déception, les acteurs économiques locaux affichent leur résilience. « On a vécu sans les JO avant. Ça fait depuis 2020 qu’on traverse des crises, on traversera celle-là aussi ! », a conclu Florent Noiray.

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