5G METRO à Nice : des robots de téléprésence pour les étudiants empêchés
5G METRO : robots de téléprésence pour étudiants empêchés

Comment la 5G permet aux étudiants empêchés de retrouver le chemin des cours ?

À Nice, l'Université Côte d'Azur, en partenariat avec l'opérateur Orange et la société Awabot, a lancé à l'IMREDD le projet européen 5G METRO. Ce projet innovant vise à permettre à des étudiants empêchés, qu'ils soient hospitalisés ou à mobilité réduite, de suivre un cours grâce à un robot de téléprésence. Depuis la salle de classe, le robot offre à ces étudiants une place, une voix, et même une capacité de déplacement et d'interaction. L'objectif est de se rapprocher d'une présence réelle, plus incarnée qu'une simple visioconférence ouverte sur un ordinateur.

Un principe déjà existant, mais une infrastructure révolutionnaire

Le concept de robot de téléprésence dans l'enseignement n'est pas totalement nouveau. Depuis 2021, le programme national TED-i utilise déjà des robots similaires pour maintenir le lien scolaire avec des élèves ou étudiants durablement empêchés. Cependant, la nouveauté du projet niçois réside dans l'infrastructure choisie. Le projet 5G METRO, cofinancé par l'Union européenne, repose sur un réseau 5G privé hybride, spécialement déployé pour le campus. Ce choix d'infrastructure change la donne en matière de fiabilité et de qualité de service.

Pourquoi un réseau privé change la donne

Pour le grand public, la 5G évoque surtout un usage plus rapide de son smartphone. Mais ici, l'enjeu principal est la fiabilité. Un robot mobile qui transmet de la vidéo, reçoit des commandes et circule dans un bâtiment a besoin d'une connexion stable. Si l'image arrive avec du retard, si le son décroche ou si la commande de déplacement répond trop tard, l'expérience devient vite inconfortable. Dans une salle de cours, quelques dixièmes de seconde peuvent suffire à couper la fluidité d'un échange. Un réseau privé permet de réserver une partie des capacités à un usage précis. La 5G dite « standalone » et le découpage du réseau en tranches, ou « slicing », créent un espace de communication isolé, avec ses propres règles de sécurité, de priorité et de qualité de service. Pour un établissement, cela évite de faire dépendre ces usages sensibles du réseau Wi-Fi ordinaire, souvent partagé entre de nombreux appareils.

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Des applications concrètes et prometteuses

À l'IMREDD, les robots doivent pouvoir suivre un cours, participer à des travaux de groupe, se déplacer dans le bâtiment et accéder à des ressources immersives en réalité virtuelle. Le projet servira de banc d'essai pour l'université, mais aussi pour d'autres lieux où la continuité de service est essentielle : hôpitaux, sites de formation ou bâtiments publics. Derrière le robot qui entre en classe, c'est une question plus large qui se dessine : comment rendre les services numériques réellement accessibles quand la présence physique devient impossible.

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