Au Caire, les rues sont mortes : la guerre en Iran plonge l'Égypte dans le noir
Guerre en Iran : l'Égypte plongée dans le noir

Au Caire, les rues sont mortes. La guerre entre Israël et l'Iran a des conséquences dramatiques pour l'Égypte, qui subit des coupures d'électricité massives. Le pays, déjà fragilisé économiquement, voit son quotidien bouleversé par l'obscurité.

Un conflit lointain aux répercussions locales

Depuis l'escalade du conflit au Moyen-Orient, l'Égypte est confrontée à une pénurie d'énergie sans précédent. Les attaques iraniennes contre des infrastructures gazières dans la région ont réduit les approvisionnements en gaz naturel, dont dépendent les centrales électriques égyptiennes. Résultat : des délestages tournants plongent des quartiers entiers du Caire dans le noir pendant plusieurs heures par jour.

La vie quotidienne paralysée

Les habitants témoignent d'une situation de plus en plus difficile. « Sans électricité, c'est tout le quotidien qui s'arrête », explique un père de famille. Les commerces ferment plus tôt, les hôpitaux fonctionnent avec des générateurs, et les réseaux de communication sont perturbés. La chaleur étouffante du printemps égyptien rend l'absence de climatisation encore plus pénible.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les coupures affectent également l'approvisionnement en eau potable, car les stations de pompage sont à l'arrêt. Dans certains quartiers populaires, les habitants organisent des tours de garde pour protéger leurs biens dans l'obscurité.

Une crise économique aggravée

L'Égypte, déjà en proie à une inflation galopante et à une dette publique élevée, voit sa situation se dégrader. Les industries tournent au ralenti, faute d'électricité. Les petites entreprises, comme les boulangeries ou les ateliers de textile, sont les plus touchées. Beaucoup ont dû réduire leur activité ou fermer temporairement.

Le gouvernement égyptien tente de rationner l'énergie et cherche des alternatives. Des discussions sont en cours avec des pays voisins pour importer de l'électricité, mais les solutions sont longues à mettre en place.

Un sentiment d'abandon

Dans les rues du Caire, l'ambiance est morose. Les cafés et restaurants, habituellement animés jusqu'à tard dans la nuit, sont désertés. « On se sent abandonnés », confie un commerçant. La guerre en Iran semble bien loin, mais ses conséquences sont bien réelles pour des millions d'Égyptiens.

Les autorités appellent à la patience et assurent que des mesures sont prises pour rétablir la situation. Mais en attendant, les nuits cairotes sont plongées dans un silence et une obscurité inquiétants.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale