Girondins : le préparateur physique analyse la remontée avant le sprint final
Girondins : le préparateur physique analyse la remontée

Parmi les trois membres du staff technique à avoir traversé la saison, le Francilien donne son regard sur le creux de mars puis la remontée en puissance de son équipe avant le sprint final. Après avoir galéré fin mars - début avril (trois défaites) en quatre matchs, les Girondins sont remontés en puissance depuis trois matchs. Trois succès consécutifs qui leur permettent d’arriver lancés et sur les talons du leader La Roche-sur-Yon, un moment échappé, avant les deux dernières journées, avec un groupe quasi-complet : seuls le milieu Faïssal Mannaï (tendon d’Achille) et le défenseur Almamy Touré (douleur aux ischio-jambiers) sont incertains.

La dynamique actuelle

« On n’a pas eu de pépins depuis le match contre Poitiers le 14 mars (2-0) : celle de Steve (Shamal), deux jours après celle de Matthieu (Villette). Il y a eu à ce moment-là une période de doutes. J’ai toutes les données et elles ne montraient pas une équipe usée physiquement. Peut-être mentalement, mais ça arrive dans toutes les équipes, avec toutes les coachs. J’ai peut-être plus individualisé le travail mais on a tout gardé, on n’est pas tombé dans la psychose. On a continué à mettre de l’intensité, de l’explosivité et je m’en félicite aujourd’hui car les joueurs sont bien. »

La baisse de régime et les blessures

« Les blessures musculaires, ça me hante. J’y pense même le soir chez moi. Nous avons fait des erreurs à certains moments, notamment pour Abou Ba, que j’ai identifié. Mais en mars, c’est dur à expliquer : on semblait en difficulté lors des matchs mais sur le nombre d’accélérations, les records personnels battus, on était bien. Contre Chauray (1-3), on court 115 000 kilomètres (au total des joueurs) ; contre Lorient, 116 000 kilomètres (2-3) : c’est très haut. Le terrain d’entraînement n’a pas été arrosé jusqu’à mi-mars, il était dur. C’est là que s’est déclenchée la pubalgie de (Guillaume) Odru. Rien ne disait qu’on allait plonger. On leur a demandé de presser, de contre-presser à la perte du ballon, on a été exigeant et ça a pu être dur pour certains. Mais après ils avaient du repos et dans ma conception, ils vont progresser en compensant. »

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Le déclic de Dinan le 18 avril (1-3)

« Le changement d’entraîneur et le retour de blessures ont apporté une nouvelle émulation. On avait tout le groupe, ça a remis de la concurrence ; Rio (Mavuba) a masqué les équipes à l’entraînement jusqu’au bout pour concerner tout le monde. Je travaille sur des cycles de trois semaines de travail et une semaine d’affûtage et nos meilleures semaines sont arrivées là. Le plus important est de ne pas avoir sombré et arrêter de travailler en mars quand on avait un paquet de blessés et de suspendus. Il a fallu remobiliser certains. Quand un joueur est moins bien, on se pose la question : est-ce qu’il est fatigué, blessé ou juste lassé ou pas envie. Ce n’est pas facile avec tous. Mais ce groupe a toujours été plutôt travailleur, accrocheur et hargneux à l’image des matchs où on a souffert mais on a gagné. »

Ce qu’il ferait autrement

« La différence avec la Ligue 2 est qu’à la reprise, nous avions certains joueurs qui sont arrivés en surpoids, en méforme ou blessés. Nous nous sommes entraînés sur ce que j’appelais « le terrain à entorse » (une annexe) et nous en avons beaucoup. Malgré cela, nous avons une très grosse et dure préparation. Ils l’ont bien digéré, ils ont tous progressé. Mais on est arrivé avec de la fatigue sur les deux premiers matchs (Avranches 0-0, Granville 0-1). J’avais démissionné de QRM (0-1), je suis arrivé début juillet. Avec plus de recul, j’aurais fait commencer une semaine plus tôt afin d’avoir une semaine d’affûtage avant Granville. »

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