Le Tour de France s'apprête à affronter une vague de chaleur exceptionnelle dès son entrée en France, lundi 6 juillet. Alors que les coureurs quitteront l'Espagne pour rejoindre les Pyrénées-Orientales avec une arrivée aux Angles, le département est placé en vigilance orange canicule. Météo-France prévient : « Lundi 6 juillet, les températures poursuivront leur hausse et la chaleur progressera sur le pays, en restant significativement au-dessus des normales de saison. »
Un pic à 40 degrés attendu mardi
La situation devrait encore s'aggraver mardi, avec un mercure qui « viendra chatouiller les 40 degrés dans l’Aude et l’Ariège », où se déroulera la quatrième étape entre Carcassonne et Foix. Face à ces conditions extrêmes, le ministère de l’Intérieur a anticipé en adressant une consigne aux préfets : « À titre exceptionnel et en concertation avec l’organisateur et l’ensemble des parties prenantes, vous pourrez décider de l’annulation d’une étape, lorsque les conditions sanitaires ou opérationnelles ne permettent plus d’assurer simultanément la sécurité des spectateurs, des personnels mobilisés et la continuité de la réponse aux urgences de la population. » Les bulletins météo seront scrutés de près pour prendre les décisions appropriées.
Un protocole chaleurs extrêmes pour les coureurs
Pour les coureurs, des mesures spécifiques sont prévues. Christian Prudhomme, directeur du Tour, a expliqué sur RMC samedi : « Pour les coureurs, il existe un protocole chaleurs extrêmes mis en place par l’UCI en fonction de la température, de l’humidité, du vent, de la vitesse des coureurs… Des décisions collégiales peuvent être prises. » Il a également annoncé à l’AFP : « Nous rajouterons une troisième moto fraîcheur pour fournir des bidons. » L’organisation peut aussi adapter les règles de ravitaillement ou augmenter les délais d’élimination pour éviter une souffrance excessive des athlètes.
Des dispositifs pour le public
Le public n'est pas oublié. Christian Prudhomme a précisé : « Et après, il y a l’aspect public. Nous avons des contacts réguliers avec les préfectures. C’est un ensemble de choses qu’on suit évidemment avec attention, avec la volonté que tout se passe bien. Les températures seront fortes sur la route du Tour de France, sans aucun doute, dès qu’on arrivera en France. On suit ça très attentivement, avec les préfectures et les responsables de l’UCI. » En plus des traditionnels bobs, casquettes et canettes distribués par la caravane, deux camions brumisateurs seront déployés : « l’un qui fera les 300 derniers mètres avant l’arrivée pour régulièrement asperger les gens, et un autre qui sera sur la route ».



