Ce vendredi 1er mai 2026, un incident a éclaté à Bourgoin-Jallieu, en Isère, où un boulanger a été verbalisé par l'inspection du travail pour avoir ouvert sa boutique avec des employés. Éric Amieux, propriétaire de la boulangerie Le Pétrin Dauphinois, a reçu la visite de deux inspecteurs du travail vers 8h30. L'inspectrice lui a signifié qu'il n'avait pas le droit d'être ouvert avec des salariés, malgré le volontariat de ces derniers et une promesse de double rémunération.
Un conflit entre la loi et les promesses gouvernementales
Éric Amieux a expliqué sur RMC que ses salariés s'étaient portés volontaires et qu'ils seraient payés le double. Cependant, l'inspection du travail a maintenu sa position, indiquant qu'un procès-verbal serait dressé. Le boulanger a alors invoqué l'accord du Premier ministre, mais l'inspectrice a répondu que cela n'était pas prévu par la loi. Il risque une amende de 5 000 euros.
Réaction de l'exécutif et appel à la démission
Selon des sources concordantes, Éric Amieux a rapidement reçu un appel du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a promis de trouver « une solution dans la loi » si les conditions de volontariat et de double rémunération sont respectées. Cette promesse n'a pas suffi à calmer la colère du boulanger niçois Frédéric Roy, qui a publiquement appelé Lecornu à démissionner sur X, le qualifiant de « totalement décrédibilisé ».
Soutien symbolique de Lecornu en Haute-Loire
Malgré ces tensions, Sébastien Lecornu s'est rendu à Saint-Julien-Chapteuil, en Haute-Loire, pour soutenir les commerçants ayant ouvert leur boutique le 1er mai. Dans la boulangerie-pâtisserie « Un brin gourmand », il a regretté que l'Assemblée nationale n'ait pas pu légiférer pour encadrer juridiquement le travail ce jour férié. Le débat sur l'ouverture des commerces de proximité le 1er mai continue de diviser, entre volonté gouvernementale et cadre légal strict.



