Plus de 1 700 personnes ont défilé dans les rues de Bayonne ce 1er mai, journée dédiée aux droits des travailleurs. Le cortège a emprunté un nouvel itinéraire, reliant la gare au quartier populaire de Sainte-Croix, surnommé la « ZUP » de Bayonne.
Un moment d’expression pour toutes les luttes sociales
Le 1er mai offre un moment d’expression de toutes les luttes sociales, dans leur diversité. Les organisations syndicales occupaient les avant-postes pour proclamer que « ce n’est pas le premier mai qui coûte cher, ce sont les rentiers et les actionnaires ». Cette phrase fait référence à la proposition de loi visant à déroger à l’interdiction de faire travailler des salariés ce jour-là, proposition qui a été rejetée récemment.
Solidarité avec les travailleurs sans papiers
Les syndicats (LAB, Solidaires, CFDT, FSU, CGT) se sont regroupés avec les associations d’aide aux migrants, la Cimade et la fédération Etorkinekin Diakité, pour défendre les droits des travailleurs sans papiers. L’avocat François Brunel a porté leur parole, évoquant ces salariés oubliés : « Ils nettoient, ils font la plonge, ils sont sur les chantiers, ils s’occupent des personnes âgées dépendantes. Le plus souvent dans des conditions de travail et de rémunération indignes. » Le collectif dénonce un refus de régulariser les personnes, ce qui permet leur exploitation. Il revendique qu’« un contrat de travail doit correspondre à une carte de séjour ».
Luttes féministes et écologistes
Le groupe « transféministe » Sutan a convoqué « la lutte des classes », affirmant que « ce sont les femmes, les dissidences de genre, les personnes en exil, celles en situation de handicap, celles dites ‘racisées’ ou celles qui subissent d’autres formes d’oppression qui se retrouvent le plus souvent en première ligne de la précarité ». Les associations Alda et Bizi ! ont porté un message contre la résignation face aux inégalités sociales, à la montée de l’extrême droite, aux attaques contre le droit international et au réchauffement climatique. « Tout est question d’organisation. Ensemble, on gagne ! », clament les militants. « Quand au Pays basque les habitants s’organisent, les victoires sont nombreuses et nos vies changent. » Ils ont mentionné la défense de la langue basque, l’eusko, et la compensation des meublés de tourisme.
Le cortège s’est terminé place des Gascons, dans le quartier de Sainte-Croix, marquant une journée de mobilisation riche en revendications.



