Les acteurs associatifs du territoire Sud Sainte-Baume sont en ébullition face à l'augmentation drastique du tarif de l'eau potable. Deux procédures judiciaires sont actuellement en cours pour contester cette situation jugée insoutenable par les usagers.
Une réunion inter-associative déterminée
Jeudi, à 17 h 30, la maison des associations de Signes a accueilli une réunion inter-associative cruciale, focalisée sur l'urgence de la crise du prix de l'eau. Cette rencontre a permis de consolider un front commun face à une situation qui pèse lourdement sur les ménages. Plusieurs responsables associatifs étaient présents, illustrant une mobilisation forte du territoire.
Parmi eux, Michel Lahuet, président du Collectif anti-nuisances et secrétaire de l'association Les 300 des Quartiers Ricard (en l'absence du président Alain Garo), a participé aux côtés de M. Peter pour Signes Environnement, de Mme Tautil pour La Chambrette et de Virginie Creusot, présidente de Bien-vivre dans Sud Sainte-Baume, entre autres.
Un constat alarmant
Les discussions ont mis en exergue un constat alarmant : une explosion des tarifs, les factures ayant, pour de nombreux usagers, doublé. Une approche plus sociale du prix de l'eau est ardemment réclamée par les associations, qui dénoncent une situation devenue intenable.
Une offensive judiciaire sur deux fronts
Face à ce qu'ils considèrent comme une impasse, les représentants du collectif ont durci leur stratégie en engageant, depuis le début de l'année 2026, deux procédures judiciaires distinctes.
La première vise l'annulation des deux délégations de service public (DSP) actuellement en cours dans l'agglomération Sud Sainte-Baume. La seconde constitue une action en justice permettant aux citoyens – issus aussi bien des communes du haut pays que du littoral – de contester les factures et d'exiger un retour à l'ancienne tarification.
Dans ce bras de fer, de nombreux citoyens ont d'ailleurs cessé de régler leurs factures, s'appuyant sur le fait que la loi interdit la coupure d'eau, autorisant uniquement la réduction du débit. Cette stratégie de résistance civile vise à faire pression sur les autorités pour obtenir une révision des tarifs.



