Du lundi 6 au mercredi 8 juillet 2026, la maison Artcurial organise la Monaco Auction Week à l’Hôtel Hermitage, une série de six ventes aux enchères autour de plusieurs spécialités : joaillerie, montres de collection, sculptures et sacs de grandes maisons de luxe comme Hermès. Les expositions publiques du week-end ont déjà attiré une foule nombreuse. Voici les pièces phares de cette édition.
Une montre Rolex ayant appartenu à la première scaphandrière française
La journée du 6 juillet est consacrée aux montres pour dames et à l’horlogerie de collection, avec deux ventes à 14h puis 17h. Parmi les 156 lots recensés, la Rolex Sea-Dweller Comex se distingue par sa rareté et l’histoire singulière de sa propriétaire. Estimée entre 80 000 et 120 000 euros, cette montre est siglée au nom de Comex, entreprise marseillaise pionnière de la plongée industrielle en eaux profondes. Au verso est gravé le numéro de plongeur de Muriel Sivazlian, première femme scaphandrier et pilote sous-marin de France à s’être imposée dans un milieu éminemment masculin. « C’est une montre de fonction, un outil de travail pour les plongeurs professionnels », glisse Romain Marsot, directeur du département d’horlogerie de collection chez Artcurial.
Autre bien d’exception : la Centigraphe Souverain développée par François-Paul Journe, avec une complication horlogère permettant d’obtenir un chronomètre aux centièmes de secondes. Sa valeur est évaluée entre 200 000 et 400 000 euros.
Le célèbre pouce de César à partir de 500 000 euros
Le mardi 7 juillet à 17h, place aux sculptures avec 62 lots mis en vente, dont un imposant pouce en bronze poli de César, œuvre de 3,50 mètres et d’1,5 tonne exposée non loin de l’Office de tourisme de la Principauté. Les enchères débuteront à 500 000 euros, avec une estimation comprise entre 500 000 et 800 000 euros. « C’est un peu le nouvel emblème de Monaco. Sur chacune de ses œuvres, l’artiste signe avec l’empreinte de son pouce. Celui-ci a été agrandi à plusieurs reprises avec plusieurs dimensions. À la Défense à Paris, par exemple, il mesure 12 mètres », confie Vanessa Favre de Monaco Sculptures.
En joaillerie, des collections vintage
Mardi 7 et mercredi 8 juillet à 14h, deux vacations feront la part belle à la joaillerie avec près de 500 lots. Deux collections attirent l’œil avisé : « L’Ecrin d’une élégante », partie 3, un ensemble de bijoux vintage des années soixante-dix ayant appartenu à une dame âgée. « La collection de toute une vie. On y retrouve de grandes signatures : Van Cleef, Bulgari, Marina B, Chaumet. Tout ce que les gens recherchent », décrit Valérie Goyer, directrice du département Joaillerie. Autre collection mise en vente : les broches et pendants d’oreille de Nadja, une starlette des sixties.
En top lot, Artcurial propose également une parure de la maison Cartier des années 1955, qualifiée de « pièce muséale », issue de la collection d’une célèbre actrice française, estimée entre 60 000 et 80 000 euros. « Une pièce exceptionnelle et une commande spéciale avec de la citrine, du turquoise et du diamant. »
Un sac Hermès Birkin « Himalaya » à partir de 100 000 euros
Le 8 juillet à 11h, près de 100 sacs de luxe, dont une part conséquente de la marque Hermès, feront l’objet des convoitises. L’affiche de cette vacation est le sac Hermès Birkin Himalaya en taille 25, en cuir de crocodile Niloticus. « La couleur est blanc mat avec des effets ombrés et grisés sur les côtés qui rappellent les sommets de l’Himalaya », détaille Lucile Best, responsable du département Mode chez Artcurial. « Ce sac est apparu au début des années 2000, et tirait sur le vert céladon. Il était réservé à une clientèle exclusive de collectionneurs Hermès. Puis, au printemps/été 2010, on l’a vu apparaître dans les défilés de mode de Jean-Paul Gaultier en grand format. Puis, en petit format vers 2012. Et la mode est actuellement aux petits sacs. » Mis à prix dès 100 000 euros.
Artcurial dévoile aussi une pièce unique, collector et exceptionnelle : un sac Kelly taille 40 en velours noir imprimé avec des motifs japonais (carpes, insectes, ombrelles et masques). « Il date des années quatre-vingt-dix/91 et devait être destiné à illustrer une vitrine sur le thème de l’Asie chez Hermès. » Les enchères débuteront à 12 000 euros.



