Le Prix Angélique a fait son retour après plusieurs années d’interruption, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée dans le salon Racine de l’hôtel de ville d’Uzès. Cette distinction vise à encourager les jeunes talents des métiers d’art.
Une association née d’un drame familial
Valérie Deshoulières a rappelé l’origine de l’association : « L’association a été créée après le décès accidentel de ma sœur Angélique en 1996. Mon père, Daniel Durand, l’a fondée avec Bernard Cotton, alors proviseur du lycée Guynemer, aujourd’hui lycée des Métiers d’art Charles-Gide. Le Prix Angélique a été institué dans la foulée et a été remis successivement au lycée, au musée Haribo puis, à plusieurs reprises, dans la cour intérieure de la mairie. »
Au fil des années, le prix avait fini par disparaître, faute de candidats et d’enseignants pour les accompagner. La pandémie de Covid-19 avait porté un coup d’arrêt définitif à son organisation. Cette année, grâce au soutien du club Soroptimist d’Uzès et de la municipalité, l’association Angélique a souhaité lui redonner vie.
Les lauréats 2026
Le prix Soroptimist de 500 euros a été attribué à Lilly-Fleur Papillon, inscrite en option bronze, pour la création d’une boîte à gourmandises ciselée en laiton.
Deux Prix Angélique de 500 euros chacun ont également été décernés :
- Axel Cottet, en formation sculpture sur bois, a été récompensé pour la création d’un diptyque sculpté.
- Marceau Rigouard, section ébénisterie, a été distingué pour la réalisation d’une guitare électrique.
Le jury a également tenu à saluer le travail de deux autres élèves de la section ébénisterie : Romain Lenoir pour sa table de chevet hélicoïdale et Baptiste Fouet pour un coffret à bijoux orné de vitraux.
L’association Angélique et ses actions
Créée en 1998 et présidée aujourd’hui par Emmanuelle Double, l’association Angélique s’articule autour de deux pôles. Le premier, « Arthème », accompagne de futurs artisans dans l’apprentissage de la création et de la gestion d’entreprise. Le second est une galerie des Métiers d’art qui expose les œuvres d’artisans venus de toute la France.
Installée à ses débuts dans le village de Saint-Maximin, la galerie a rencontré un succès croissant qui a conduit à son transfert à la Maison des artisans d’art d’Uzès.
Un parrain d’honneur engagé
Parrain d’honneur de cette édition, Samuel Camurati, maître compagnon tailleur de pierre et entrepreneur, a souligné l’importance de la transmission des savoir-faire. L’entreprise Haribo et son ancien directeur industriel, Gilbert Bec, qui fut aussi président de l’association, ont joué un rôle majeur dans son développement. Le bénévolat demeure également l’un des piliers de sa réussite.



