Un vol organisé dans la nuit
Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai, Nicolas Duvergé, éleveur d’ovins installé à Saint-Gély-du-Fesc, au nord de Montpellier, a été victime d’un vol parfaitement préparé. Il témoigne de sa colère et de son désarroi.
Le déroulement du vol
Ce soir-là, vers 22 h 45, Nicolas effectue sa tournée habituelle. Tout semble normal. Mais le lendemain matin, à 5 h 30, il découvre les clôtures coupées, des filets écrasés et des barrières installées pour former des couloirs de guidage. Les voleurs ont même amené des grilles de chantier et un chien pour pousser les animaux. Les électrificateurs ont été dérobés.
Un préjudice lourd
Au total, 18 brebis et 15 agneaux ont disparu. Avec les dégâts matériels et les soins vétérinaires, le préjudice est estimé entre 8 000 et 10 000 euros. Nicolas, qui a créé son exploitation il y a trois ans, avait déjà subi des attaques de loups l’an dernier. Il confie : “C’est un gros coup dur.”
Pas de lien avec l’Aïd selon l’éleveur
Les gendarmes évoquent une vigilance accrue à l’approche de l’Aïd, mais Nicolas n’y croit pas : les brebis volées sont des femelles et les agneaux n’ont que deux mois, trop jeunes pour cette fête. Il ajoute : “Certains n’étaient même pas sevrés. Il y en a peut-être qui vont mourir.”
Des conséquences sur le travail
Ce vol va contraindre Nicolas à installer des caméras et à remettre des chiens de protection, ce qu’il avait évité pour ne pas effrayer les promeneurs. Il devra aussi se méfier des inconnus en camionnette. Avec sa compagne, ils envisagent de relever les plaques d’immatriculation.
Un appel à témoins
Nicolas lance un appel : “Si quelqu’un a vu quelque chose cette nuit-là ou entendu parler de ventes suspectes, qu’il contacte le 17.” Il conclut : “Voler des brebis, c’est s’attaquer au fruit d’un dur labeur. Je suis écœuré, mais je ne baisserai pas les bras.”
Une enquête est menée par les gendarmes de Castelnau-le-Lez.



