Le syndicat des Jeunes Agriculteurs de Haute-Savoie va porter plainte contre l'État ce lundi, dénonçant le relâchement d'une louve capturée en Seine-Maritime dans leur région. « On veut dire qu'on n'est pas un refuge, d'autant qu'on est déjà confronté aux problématiques de prédation », explique Bastien Meiller, président de la section, joint par 20 Minutes.
Un problème récurrent de prédation
Pour le syndicat, le problème n'est pas nouveau. Ils ont recensé environ 300 attaques dans le département, dont déjà une quinzaine ce printemps. « Cette plainte dit aussi que cette réintroduction met nos animaux, mais aussi nos éleveurs en danger, défend Bastien Meiller. Nos éleveurs en ont marre, ou bien ont la boule au ventre de se demander combien de cadavres ils vont découvrir après la nuit. »
Une action coordonnée dans l'arc alpin
Avec cette plainte, le syndicat, qui coordonne son action avec le reste des sections de l'arc alpin, espère attirer l'attention sur leur problème. D'autant qu'il décrit « un climat déjà tendu » par l'incertitude économique liée aux marchés.



