Ce samedi 6 juin, près de 150 personnes se sont réunies à Issanka, à l'appel d'Alerte LGV Thau (ALT), pour manifester contre les forages prévus dans le cadre de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan. La matinée s'est déroulée dans une ambiance champêtre et déterminée, avec une marche de Frescaly au parc d'Issanka, ponctuée de moments de partage et de prises de parole.
Un projet jugé inadapté
Carole Lopez, présidente d'ALT, a mené la charge contre le projet et la SNCF, qualifiant le tracé d'ineptie. « Ce projet et ce tracé sont une ineptie. L’étude date de 40 ans. Les débats publics datent de 2009. On se bat pour que le projet soit révisé et que le tracé n’enclave pas le territoire de Thau », a-t-elle déclaré. Elle a également critiqué l'absence de réponse de la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, malgré plusieurs demandes de rendez-vous.
Les risques pour la ressource en eau
Les manifestants ont exprimé leur inquiétude face aux forages, qui menacent la source d'Issanka, une ressource en eau vitale pour le territoire. Florence Sanchez, maire de Poussan, a insisté : « Le risque zéro n’existe pas et on n’a pas le droit de jouer avec l’eau ». José Llinarès a renchéri : « Ces forages sont une aberration. Il est hors de question de planter un pylône ici : les conséquences pourraient être trop lourdes pour le territoire. »
Des actions en justice
ALT a annoncé le dépôt d'un recours en contentieux et d'un référé suspensif devant le tribunal administratif pour empêcher le début des travaux. « Nous voulons empêcher les travaux de commencer à Issanka », a lancé Carole Lopez. Une dizaine d'élus étaient présents, principalement de Poussan et de Sète.
La mobilisation s'est achevée sur une note de détermination, les participants rappelant que la protection de l'eau est une priorité absolue.



