Le colonel Romain Moutard, adjoint au centre du service départemental d’incendie et de secours des Landes (Sdis 40), dresse le bilan des incendies en 2025 : « Il est bon. » Loin de se gargariser et en gardant l’humilité des gens du métier, il précise, à propos des feux de forêt : « En 2025, il y a eu 115 départs pour 78 hectares brûlés. En 2024, 42 départs pour 15 hectares. En 2023, 87 départs pour 99 hectares. »
Un pic de tension le 13 août
S’il qualifie le bilan de « satisfaisant », il garde en tête le gros coup de chaud que les pompiers ont essuyé le 13 août. « Outre l’ouverture des fêtes de Dax, nous avons eu à gérer 28 incendies en simultané. Nous étions à la limite de la rupture. Notre capacité départementale est de 50 unités feux de forêt (soit un binôme de camions). Ce jour-là, nous avions 48 unités en simultané sur le terrain. »
600 impacts de foudre
Pour mémoire, la veille, un violent orage sec s’est abattu sur le département, avec plus de 600 impacts de foudre et sans la moindre goutte de pluie. « C’est remarquable car, malgré ces conditions tendues – en termes d’effectifs et de nombre d’interventions –, pas un feu n’est allé au-delà de 8 hectares. »
Le colonel s’attache à reprendre dans le détail la totalité des incendies, forêts et espaces naturels confondus : « 253 départs pour 150 hectares brûlés. » Il poursuit : « Le plus gros événement que nous ayons eu en termes de surface est un incendie de mars : 60 hectares de végétation ont été la proie des flammes. C’était dans des marais, donc particulièrement inaccessible aux personnes et aux engins. » Le Sdis 40 peut se targuer d’avoir réussi à maintenir les incendies à leur plus simple expression « avec une moyenne de 0,7 hectare touché ».
Les pompiers comptent bien poursuivre dans cette dynamique. « Nous continuons à nous former et à nous aguerrir », tout en sachant qu’ils ne maîtrisent pas la météo ni l’état de la forêt après le passage de la tempête Nils. Autres éléments cruciaux, la détection précoce – « chaque minute compte » – et l’accroissement des effectifs casernés au sein du massif.



