Des élèves de Bergerac transforment une friche en espace de détente
Bergerac : des élèves transforment une friche en espace de détente

Depuis janvier, les élèves de 3e prépa-métiers du lycée Jean-Capelle de Bergerac mènent un projet ambitieux : transformer un terrain en friche en un véritable espace de détente. Situé à côté du bâtiment administratif, ce terrain était né de la démolition d’un ancien édifice et restait interdit aux élèves.

Un projet porté par les élèves

« L’idée était de réaménager ce coin en mettant les élèves au centre du projet. Cela fait deux ans que je me bats pour monter ce projet », explique Xavier Naissant, professeur de sciences à l’origine de l’initiative. Pour faire découvrir le métier de paysagiste aux 23 élèves de 3e prépa-métiers, l’établissement s’est associé au centre d’architecture Arc en rêve et à l’Atelier du Sillon. Accompagnés par ces experts, les adolescents ont tout piloté.

« Ils ont découvert les bases du métier à travers une démarche adaptée, explique Flora Stich, d’Arc en rêve. En dehors de l’obtention des outils et de la découpe des planches, ils ont tout fait de A à Z. »

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Comprendre l’espace avant d’agir

Le projet n’a pas débuté avec une pelle, mais avec des archives et des plans. Les élèves ont analysé l’évolution et l’histoire du site. Ils ont arpenté le quartier, relevé l’imperméabilité des sols et les revêtements des bâtiments, relate Flora Stich. Pour choisir quoi installer, ils ont mené une enquête en interne. « Ce qui revient souvent dans les réponses, c’est le besoin d’intimité, de pouvoir se regrouper un peu plus en secret », note Xavier Naissant. Les adolescents ont alors conçu des maquettes, imaginant des espaces « cocons » pour échapper au regard de l’administration et du parking voisin.

« On les a fait suer »

D’abord, ils ont créé une large plateforme en bois clouté. « D’un côté, on peut s’allonger, de l’autre, s’asseoir », décrivent-ils. Ils ont aussi conçu des chaises qui peuvent être déplacées en toute liberté. « Nous apportons nos connaissances et des outils, mais les mains qui travaillent sont celles des élèves », résume Nicolas Besse, un intervenant de l’Atelier du Sillon. Pour finir, deux haies de plantes herbacées ont été plantées, il y a quinze jours, pour former une clôture naturelle. Mais bêcher « ce sol caillouteux, avec des débris de l’ancien bâtiment et sous une chaleur de plomb, n’a pas été simple, explique Flora Stich. On les a un peu fait suer. C’était drôle, mais ils étaient très motivés. »

« On a donné du nôtre »

« On a fait plein de sorties lors desquelles on a appris et découvert plein de choses. Cela nous a donné envie de nous lancer dans le projet et de le finir », explique Maëlys. De son côté, Khadija estime avoir « fait une bonne action ». « On a donné du nôtre pour réaliser ce projet et on ne l’a pas fait sans but. » Un sentiment de réussite partagé par Xavier Naissant, qui projette de nouveaux projets : « Le terrain est grand, il reste de la place. L’idée serait que, chaque année, une promotion puisse ajouter quelque chose ». Il envisage notamment la création d’une pergola en acier réalisée avec la filière métallerie du lycée Hélène-Duc. Malgré l’incertitude des financements futurs, l’essentiel est là : la friche est à nouveau un lieu de vie.

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