Les responsables de l'aéroport d'Agen ont officiellement acté, vendredi 24 avril, la convention les liant à la société Flying Whales, spécialisée dans le transport décarboné de charges lourdes. L'objectif est d'accueillir la première promotion d'élèves dès la fin de l'année, avec 16 recrutements prévus.
Un partenariat de long terme
« Un événement qui va sceller le destin de Flying Whales et du Smad (Syndicat mixte pour l'aérodrome départemental) pendant au moins trente ans… Et j'espère beaucoup plus », a déclaré Tanguy Lestienne, directeur général de la branche services de l'entreprise. Gilles Frémy, président du Smad, a évoqué « la fierté et le plaisir, au-delà de l'acte formel, de la vision partagée, tournée vers l'innovation, la formation, les mobilités aériennes de demain, le développement économique, l'attractivité du territoire de cet aéroport, qui n'est plus qu'un lieu de passage mais de projet ».
Une école pour des métiers inédits
Cette convention acte l'installation de la première école des métiers du dirigeable, destinée à former des pilotes, des techniciens, des opérateurs et des grutiers. Il s'agit de faire émerger des compétences inédites, essentielles pour les futures opérations de Flying Whales. L'implantation en Lot-et-Garonne a été obtenue de haute lutte, face à la concurrence de Royan et Biscarrosse.
« Une belle bagarre. Je salue le travail fait par l'Agglomération d'Agen. Ici, Flying Whales évolue dans un système d'accompagnement d'innovation et de technologie », a indiqué Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, actionnaire dans ce projet. Ce dernier est également décliné à Laruscade en Gironde, où sera implantée l'usine de production du dirigeable LCA60T.
Un projet aéronautique d'envergure
« Aujourd'hui, le dirigeable Flying Whales est le plus grand projet aéronautique en France. Il n'y a pas d'équivalent sur un nouvel appareil », a rappelé Tanguy Lestienne. Il a décrit l'appareil de 200 mètres de long sur 50 mètres de diamètre, « capable de transporter 60 tonnes sur 1 000 km à près de 100 km/h sans infrastructures au sol. Bref, une grue volante ».



