Killian Alaari en pleine ascension avec son album Baobab Thérapie
Killian Alaari : l'ascension avec Baobab Thérapie

Le Cannois Killian Alaari revient avec un nouvel album intitulé Baobab Thérapie, une œuvre riche en influences et en morceaux très réussis. Ce projet explore des histoires de racines, de résilience et de cheminement pour trouver sa place. L'artiste sera en live aux Nuits Carrées à Antibes et aux Nuits du Sud à Vence cet été.

Un parcours entre université et passion

Il y a quatre ans, Killian Alaari sortait son EP Contradictions. Depuis, il a multiplié les apparitions sur les scènes régionales, assurant les premières parties d'artistes reconnus. Le rappeur, dont le champ d'expression s'est élargi, a pris un virage décisif. Après avoir enchaîné licence, master et thèse de géographie, il se consacre désormais entièrement à la musique.

« J'étais tiraillé entre mon parcours universitaire et ma passion, qui prend forcément beaucoup de place. Parfois, j'avais l'impression d'être un peu partout, sans vraiment trouver ma place. J'ai fini par faire le choix d'aller à 200 % vers la musique. J'ai dû cheminer pour me dire que c'était la bonne décision. Aujourd'hui, j'en suis convaincu », confie-t-il.

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Un album entre élégance et métissage

Le résultat est un mélange d'élégance, de sensibilité et de métissage, à l'image de l'artiste. « Je ne suis pas un style de rap, je ne suis pas un propos ou une humeur. Je suis des joies, des doutes, des satisfactions. Sur cet album, je ne me suis rien interdit et j'avais envie de m'entourer de plus de musiciens », explique-t-il.

Le titre Baobab Thérapie fait référence au pays de sa mère, la Côte d'Ivoire, et au groupe Magic System, pour qui il ouvrira la scène à Vence. « Ce projet m'a appris à regarder d'où je venais, à me questionner vraiment sur qui je suis. C'est essentiel pour avancer pleinement, en accord avec soi-même. Le baobab, c'est aussi un symbole de résilience. Il reste debout, quelles que soient les perturbations », souligne-t-il.

Des influences africaines et une quête d'authenticité

Après un voyage au Burkina Faso, l'Azuréen prépare un séjour d'un mois en Côte d'Ivoire pour s'imprégner du pays et tourner des images. Dans son album, les vibrations africaines sont déjà présentes, notamment avec la kora, un instrument à cordes ouest-africain joué par le Malien Mbadi Diabaté. La chanson Pantone 18-1550 évoque une teinte rouge qui l'a marqué lors d'un séjour en Égypte, entre le Caire bouillonnant et le sud plus apaisant.

Un rappeur aux Paraboots

Killian Alaari reste attaché au rap, malgré des influences variées. « Je suis très attaché au rap. Le phrasé, les jeux sur les mots, les rimes, c'est quelque chose qui m'anime. Après, je ne suis pas arrêté dans un style, dans une forme bien particulière. Mais si je suis amené à définir la catégorie principale de mon album, il n'y a pas de doute : c'est du rap », affirme-t-il.

Plutôt que de citer des marques de luxe comme Balenciaga ou Gucci, il préfère les Paraboots, des souliers français de haute qualité. « C'est un savoir-faire français, une fabrication extrêmement soignée, qualitative. Et c'est un peu cette façon-là dont je veux construire ma musique. Et puis ce n'est pas parce que je vais arriver avec ces chaussures que je ne vais pas pouvoir "mettre une claque" à un mec en Air Max pendant un open mic », sourit-il.

Killian Alaari sera en concert aux Nuits Carrées d'Antibes ce dimanche 21 juin, puis aux Nuits du Sud de Vence le 18 juillet.

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