Le choc des réseaux sociaux après la bulle protectrice de Star Academy
Ambre, victorieuse de la dernière édition de Star Academy, a récemment partagé l'expérience difficile que représente la sortie de l'émission pour les candidats. Isolés du monde extérieur pendant l'aventure, ils doivent soudainement affronter la dure réalité des réseaux sociaux et leurs dérives.
Une transition brutale vers le monde numérique
« On est tellement dans notre bulle », a confié la jeune chanteuse au micro de France Inter cette semaine. « C'est difficile de s'imaginer ce qui se passe dehors malgré tout ». Cette bulle protectrice éclate brutalement lorsque les participants retrouvent leur téléphone portable et découvrent l'univers souvent hostile des plateformes numériques.
Les commentaires à l'égard des candidats peuvent rapidement déraper vers le cyberharcèlement, avec des propos hargneux, voire violents. Face à cette situation préoccupante, la production de l'émission a pris position en 2024 en diffusant un message condamnant explicitement « certains propos haineux ».
Un accompagnement structuré pour atténuer le choc
Heureusement, les candidats ne sont pas abandonnés à leur sort. Ambre a détaillé le processus d'accompagnement mis en place : « D'abord, on nous explique tout ce qui a pu se passer, et ensuite on nous rend le téléphone ». La gagnante, qui a remporté la compétition face à Léa la semaine dernière, se montre satisfaite de cette approche structurée.
« C'est très bien organisé, on ne nous lâche pas comme ça, dans le vide avec notre téléphone », a-t-elle précisé. Cet encadrement contraste avec la violence verbale qui peut sévir en ligne, même si les rencontres physiques avec le public lors des sorties ou des primes restent empreintes d'« amour » selon ses observations.
Un phénomène qui dépasse les seuls candidats
Les élèves de Star Academy ne sont pas les seuls à subir les assauts numériques. Marlène Schaff, coach d'expression scénique du télé-crochet, s'était elle aussi plainte l'an dernier des propos « intolérables » tenus en ligne, qualifiant leurs auteurs de « raclures de bidet ».
« J'aimerais vous dire que je suis surprise. Malheureusement, je ne le suis pas parce qu'apparemment, depuis quelques années, la lâcheté de l'anonymat permet à des personnes d'être complètement décomplexées sur des jugements humains absolument à vomir », avait-elle déclaré avec amertume lors d'un entretien avec Voici.
Cette problématique du cyberharcèlement touche donc l'ensemble de l'écosystème de Star Academy, des candidats aux membres de l'équipe pédagogique, révélant les limites de la bienveillance affichée par le programme face à la réalité numérique contemporaine.