Meghan Markle dénonce le harcèlement en ligne lors de sa visite en Australie
Bien que très active sur les réseaux sociaux, la duchesse de Sussex, Meghan Markle, a pris la parole publiquement pour dénoncer avec force la violence des commentaires dont elle est victime en ligne. L'épouse du prince Harry a affirmé, ce jeudi, au troisième jour de la visite du couple en Australie, avoir été "la personne la plus harcelée au monde" sur les plateformes numériques, décrivant des "attaques" quotidiennes incessantes.
Une critique acerbe des réseaux sociaux
Harry et Meghan, qui résident en Californie avec leurs deux enfants depuis 2020, ont entamé mardi leur première visite en Australie depuis leur éloignement de la famille royale britannique. Lors de leur déplacement à Melbourne, ils ont rencontré l'association Batyr, spécialisée dans la santé mentale des jeunes, et ont profité de cette occasion pour exprimer leurs vives critiques à l'encontre des réseaux sociaux.
"Depuis maintenant dix ans, chaque jour depuis dix ans, je suis victime de harcèlement et d'attaques", a déclaré Meghan, selon des propos rapportés par l'agence britannique PA. "J'ai été la personne la plus harcelée au monde", a-t-elle insisté, soulignant l'ampleur du phénomène.
La duchesse, âgée de 44 ans et ancienne actrice, a poursuivi en dénonçant le modèle économique des plateformes : "Les réseaux sociaux qui brassent des milliards reposent entièrement sur la cruauté pour générer des clics - et cela ne changera pas". Face à cette réalité, elle a encouragé les jeunes à "être plus forts que ça", mettant en avant la nécessité de résilience face aux abus en ligne.
Le prince Harry partage son expérience personnelle
De son côté, le prince Harry, fils cadet du roi Charles III, a estimé que les réseaux sociaux provoquent "une grande solitude chez de nombreuses personnes". Il a évoqué les bienfaits des psychothérapies, racontant en avoir fait l'expérience personnelle après s'être retrouvé un jour "littéralement recroquevillé en position fœtale […] allongé sur le sol de la cuisine".
Lors d'une conférence sur le leadership, le prince de 41 ans a également confié s'être souvent "senti dépassé", "perdu, trahi ou complètement impuissant". Il est revenu sur le traumatisme lié à la mort de sa mère, la princesse Diana, dans un accident en 1997. "Après sa mort, je me suis dit : 'Je ne veux pas de ce rôle dans la famille royale - peu importe où ça mène, ça ne me plaît pas. […] Ça a tué ma mère'", a-t-il révélé, illustrant les lourdes conséquences émotionnelles de son statut.
Cette visite en Australie marque un moment fort pour le couple, qui utilise sa notoriété pour sensibiliser aux enjeux de la santé mentale et aux dangers du harcèlement en ligne, tout en partageant leurs propres luttes personnelles avec une franchise rare.



