L’historien Hubert Delpont et l’écrivain Alain Paraillous ont réuni un large public à Buzet-sur-Baïse pour évoquer le séjour lot-et-garonnais de l’autrice à Guillery, un passage déterminant dans son émancipation et sa carrière littéraire.
Une naissance symbolique
Aurore Dupin est née à Paris en 1804, mais George Sand est née en 1825 à Guillery, sur la commune de Pompiey, dans la propriété du baron Jean-François Dudevant, où elle a suivi son mari Casimir Dudevant : c’est du moins ce qu’affirme le Dacquois Hubert Delpont, professeur d’histoire retraité. Samedi 25 avril, dans une salle Baldassini saturée, l’association Bibliothèque et culture pour tous avait invité celui qui a enseigné pendant trente ans au lycée néracais portant le nom de la célèbre, talentueuse et scandaleuse dame, restée chère au cœur des habitants de l’Albret.
La vie de George Sand dans ses moindres détails
La vie de l’auteur, il la connaît dans ses moindres détails. À partir de ses écrits et de sa correspondance avec ses amies, il explique la transformation de la jeune Aurore, 21 ans, lors de sa triste arrivée à Guillery aux bras de Casimir, son époux. Pas vraiment séduite par cette nouvelle vie, c’est par ses chevauchées et les chasses dans la campagne environnante, en compagnie d’amis plus proches de son âge, qu’elle va, petit à petit, s’émanciper.
La passion pour Aurélien de Sèze
Les Pyrénées qu’elle découvre, guidée par son amie Zoé Leroy, l’amènent à une vraie passion pour un jeune noble bordelais, Aurélien de Sèze, qui sera le révélateur du talent et des aspirations de la jeune femme. Le professeur dacquois précise : « Elle lui écrira tous les jours de délicieuses lettres qu’elle n’enverra jamais, mais qui constituent, réunies, un véritable roman d’amour autobiographique. C’est pour moi, la vraie naissance de George. »
Alain Paraillous et le concert surprise
Pour compléter l’évocation de la vie lot-et-garonnaise de l’autrice, Alain Paraillous a suivi, avec son talent d’orateur, les pas d’Aurore et George qui vécurent simultanément quelques années sur la propriété de Guillery. Une agréable surprise attendait l’auditoire : un concert improvisé de David Zubielda, avec sa cornemuse fabriquée selon un modèle dessiné par le fils de la romancière, Maurice Sand, accompagné de la voix de son épouse Margaux. Le large public de ces deux conférences prouve que George Sand est restée éternelle en Lot-et-Garonne.



