Pâques au restaurant Les Prés d'Eugénie : une presse à canard en chocolat de 900 grammes
Une presse à canard en chocolat pour Pâques aux Prés d'Eugénie

Une création chocolatée exceptionnelle pour célébrer Pâques

Neuf cents grammes de pure gourmandise : chocolat noir intense et praliné noisette onctueux, délicatement posés sur un sablé breton aux graines croustillantes, le tout accompagné d'une vingtaine de truffes fondantes. Voici la nouvelle merveille pâtissière du célèbre restaurant Les Prés d'Eugénie, à Eugénie-les-Bains, spécialement conçue pour célébrer la fête de Pâques. Une création exceptionnelle qui rime avec rareté, nécessitant rapidité et réactivité pour pouvoir se l'offrir.

Un moment incontournable pour les artisans du sucre

Impossible d'esquiver Pâques pour les pâtissiers. Fête chrétienne à l'origine, certes, mais également devenue une véritable fête du chocolat à travers le monde. Le restaurant triplement étoilé Les Prés d'Eugénie ne déroge pas à cette règle gourmande. Depuis son arrivée comme chef pâtissier il y a deux ans, Quentin Lemmery propose systématiquement des trompe-l'œil chocolatés à cette occasion printanière.

Ce 2 avril, la cuisine prestigieuse d'Eugénie-les-Bains embaume délicieusement le chocolat. Un effluve aux arômes doux et réconfortants titille agréablement les papilles des visiteurs. Les « presses aux merveilles », créations exclusives pour Pâques 2026, viennent tout juste d'être terminées et sont prêtes à être vendues aux amateurs éclairés. L'équipe de pâtissiers talentueux procède avec soin à la mise en boîte de ces véritables œuvres d'art comestibles.

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De l'objet d'art à la création chocolatée

Après le coquetier élaboré l'année précédente, Quentin Lemmery a repensé, avec son équipe dévouée, une presse à canard en version gourmande. « Les filles Guérard l'ont commandée il y a un an », raconte le chef pâtissier, au comptoir de l'orangerie où trône majestueusement cette argenterie d'exception. Un objet d'art unique, réalisé sur demande spécifique, qui a inspiré cette création chocolatée.

Le déclic décisif pour créer son double en chocolat provient d'Hugo Souchet, en octobre dernier. Le chef des cuisines des Prés d'Eugénie lançait alors cette idée audacieuse : « Vous ne voulez pas faire la presse en chocolat ? » Si, sur le moment, cette phrase est glissée sur le ton de la rigolade et de la plaisanterie, Quentin Lemmery s'en est ensuite emparé avec sérieux pour se fixer un challenge technique et artistique remarquable. Le but avoué : « le vendre aux gens du coin, faire vivre le Café Mère poule et s'amuser tout en créant ».

Trente exemplaires seulement de cette œuvre gourmande

Voilà donc l'équipe des quinze ouvriers du sucre lancée dans la reproduction gourmande et minutieuse de cette presse noble, flanquée élégamment de deux éléphants cariatides. Cette copie chocolatée atteint des dimensions impressionnantes : 32 centimètres de haut sur 20 centimètres de large. Quasi grandeur nature, pour un résultat spectaculaire. Pour, au total, 900 grammes de bonheur chocolaté intense. « C'est lourd », précise avec justesse le chef pâtissier aux lunettes rondes caractéristiques.

Et les gourmands avertis ont été particulièrement rapides : la moitié des pièces avait déjà été précommandée avec enthousiasme avant le jeudi 2 avril, jour officiel du lancement des ventes. En tout, seulement trente presses aux merveilles ont été créées avec patience et c'est déjà considérable, tant le travail requis une technicité pointue et une minutie extrême. Chaque presse aux merveilles est composée de onze pièces distinctes à assembler avec précision.

Un mécanisme fonctionnel et gourmand

« La pièce est composée de onze éléments différents à assembler méticuleusement. » La brigade talentueuse est partie de zéro, tout a été réalisé maison avec passion, « même les moules complexes, on les a créés spécialement avec une imprimante 3D performante. » Ensuite, place à l'assemblage délicat. « Il faut impérativement que tout soit à la bonne dimension et s'emboîte facilement, parce que le chocolat peut se déformer subtilement pendant le démoulage délicat. » Dernière étape cruciale, « la plus longue et minutieuse », le collage entre toutes les pièces fragiles, quand il n'y a pas de casse malencontreuse.

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À cette délicatesse technique, s'ajoute une certaine réflexion ingénieuse pour reproduire fidèlement le mécanisme d'extraction. Comme la vraie presse à canard d'origine, la manivelle de la presse aux merveilles tourne réellement. Plus appétissants que le jus et le sang de la carcasse du palmipède, ce sont « une vingtaine de truffes délicieuses » qui sont prêtes à tomber généreusement. « C'est gourmand à souhait », souligne le chef, passé notamment par le prestigieux Georges-V. « C'est un clin d'œil malicieux aux distributeurs de bonbons traditionnels. »

Le défi des éléphants en chocolat

Mais le plus difficile à réaliser avec perfection dans la fabrication de ce chef-d'œuvre gourmand a été incontestablement les éléphants détaillés. « Ce sont énormément de détails fins, les défenses délicates, la trompe sinueuse… » Résultat final : une œuvre d'art comestible en chocolat noir 70% intense du Venezuela avec, à l'intérieur généreux, du praliné noisette onctueux, posé sur un socle en sablé breton aux graines croquantes. « Un petit bijou de pâtisserie », conclut-il avec fierté et un sourire satisfait.

Après le petit mais déjà remarquable coquetier de l'année passée et cette presse aux merveilles – bien plus grande et ambitieuse – cette année, que réservera donc la brigade du sucre talentueuse des Prés d'Eugénie pour Pâques 2027 ? Les amateurs de créations chocolatées attendent déjà avec impatience la prochaine surprise. La pièce exceptionnelle est vendue au prix de 85 euros, témoignant de sa valeur artistique et gourmande.