Un ciné gourmand célèbre anniversaires et créativité culinaire
Le premier rendez-vous ciné gourmand de l'année 2026 à la Cité du vin, mercredi 25 février, a mis à l'honneur le film « L’Aile ou la cuisse » de Claude Zidi. Cet événement, associant cinéma, vin et gastronomie, coïncidait avec plusieurs anniversaires marquants : les dix ans de la Cité du vin, les quarante ans de la mort de Coluche et les cinquante ans de la sortie du film. Avec Louis de Funès et Coluche en tête d'affiche, cette comédie culinaire s'est révélée le support idéal pour une soirée alliant plaisir et réflexion sur l'alimentation.
Un plaidoyer contre la malbouffe toujours d'actualité
Les spectateurs ont beaucoup ri devant les scènes cultes, comme celle où Louis de Funès développe des boutons après avoir ingéré de la nourriture industrielle. La séquence où il identifie un saint-julien 1953 ou réagit avec horreur à Coluche altérant un Romanée-Conti a également été savourée. Au-delà de l'humour, le film a servi de plaidoyer vibrant pour une cuisine créative face à la malbouffe, un message qui résonne fortement en 2026. Les dégustations post-projection ont permis aux trois chefs – Chef Jésus, Gabriel Gette du Café Lavinal à Pauillac et Matthieu Goguet de La Fine Bouche à Bordeaux – de traduire cette thématique en mets inventifs.
Créativité et humour dans les assiettes
Les chefs ont fait preuve d'une grande créativité, mêlant humour et technique. Parmi les plats servis :
- Un œuf carré évoquant l'usine Tricatel du film.
- Une mayonnaise à l'encre de seiche rappelant la cuisine à base de pétrole.
- Un rocher au chocolat en réalité composé de poulet et d'encre de seiche.
- Une panna cotta arrondie inspirée des fesses de Louis de Funès, accompagnée d'un coulis servi avec une seringue en référence à une scène de piqûre.
Ces créations, à la fois rigolotes et recherchées, ont illustré la capacité des chefs à jouer avec les références cinématographiques tout en proposant une expérience gustative unique.
Des vins voyageurs et un défi d'association
La sélection de vins, choisie par la Cité du vin, a offert un voyage entre la France, la Grèce et l'Italie, complétant harmonieusement les mets. Chef Jésus a expliqué le processus : « On teste les associations quelques jours avant la projection. Ici, les vins devaient s'adapter aux plats, mais pour la prochaine séance autour de 'Ce qui nous lie', ce seront les vins qui primeront. Tout dépend des films, qu'on ne choisit pas – c'est le vrai défi. » Le prochain ciné gourmand est prévu mercredi 29 avril, avec des tarifs variant de 33,60 à 48 euros, renforçant l'engagement de la Cité du vin pour des événements culturels et gastronomiques innovants.



