Festival d'Avignon : avec Maldoror, Julien Gosselin met le mal en magistral
Festival d'Avignon : Maldoror de Julien Gosselin, magistral

Le Festival d'Avignon a ouvert ses portes avec une création événement : Maldoror, mis en scène par Julien Gosselin. Adapté des Chants de Maldoror de Lautréamont, le spectacle dure près de quatre heures et plonge le spectateur dans une exploration du mal absolu, à travers une mise en scène magistrale.

Une adaptation fidèle et visionnaire

Julien Gosselin, connu pour ses adaptations de textes complexes (comme Les Particules élémentaires ou 2666), s'attaque ici à l'œuvre poétique et sulfureuse de Lautréamont. Il en propose une lecture à la fois fidèle et résolument contemporaine, utilisant des dispositifs vidéo et sonores pour créer une atmosphère oppressante. Le spectacle, présenté dans la Cour d'honneur du Palais des Papes, a suscité des réactions contrastées, mais a été salué par la critique pour son audace.

Un spectacle total qui interroge le public

La pièce met en scène le personnage de Maldoror, figure diabolique qui se rebelle contre Dieu et l'humanité. Gosselin utilise un collectif de comédiens et de musiciens pour donner vie à cette fresque noire. Selon le metteur en scène, « Maldoror est une œuvre qui interroge notre rapport au mal, à la violence et à la transgression ». Le public, bien que parfois dérouté, a été captivé par la puissance visuelle et sonore du spectacle.

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Un succès critique et public

Malgré la difficulté du texte, le spectacle a attiré un large public, avec un taux de remplissage de 95 % pour les premières représentations. Les critiques ont souligné la performance des acteurs et la qualité de la mise en scène, qualifiant le travail de Gosselin de « magistral ». Le Festival d'Avignon confirme ainsi sa réputation de plateforme d'innovation théâtrale.

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