Vincent Bolloré répond à la fronde des auteurs de Grasset dans une tribune du JDD
Le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, qui contrôle le groupe Hachette, propriétaire de la maison d'édition Grasset, a réagi au départ massif d'environ 170 auteurs. Dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche, qu'il contrôle également, il affirme que Grasset "continuera" malgré cette défection historique.
Une "petite caste" dénoncée par le milliardaire
Vincent Bolloré s'étonne du "vacarme" suscité par le départ du PDG Olivier Nora, qu'il impute à "une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient". Cette réaction fait suite à la décision inédite des auteurs de refuser de publier de nouveaux livres chez Grasset, dénonçant dans une lettre ouverte "une atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale".
Le différend autour de Boualem Sansal au cœur de la crise
Dans sa réponse, Bolloré confirme que le départ d'Olivier Nora est lié à un "différend" concernant la date de publication du prochain livre de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal. "Le 6 juin prochain, la maison Grasset aura la joie et l'honneur de sortir le nouveau livre de Boualem Sansal", écrit-il, précisant que Nora voulait le publier fin 2024, ce qui était contraire à la volonté de Hachette.
Des performances économiques décevantes pointées du doigt
Le milliardaire souligne également un contexte de "performances économiques de la Maison Grasset très décevantes" et une hausse de la rémunération annuelle d'Olivier Nora. Malgré la fronde, il estime que "ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d'être publiés, promus, reconnus et appréciés".
Une défense de ses positions idéologiques
Vincent Bolloré conclut en répondant aux critiques sur son idéologie : "Je suis chrétien démocrate et les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent". Il rappelle n'avoir "aucune fonction chez Hachette", tout en confirmant son influence sur les décisions stratégiques du groupe.



