Lors de la Coupe du Monde 1982 en Espagne, un incident diplomatique unique a marqué l'histoire du football. Alors que la France menait 3-1 contre le Koweït à la 79e minute, Alain Giresse a cru inscrire le quatrième but. Mais l'arbitre soviétique Miroslav Stupar a annulé sa décision après l'intervention du cheikh Fahad al-Ahmed al-Jaber al-Sabah, frère de l'émir du Koweït.
Un but annulé sous pression royale
Le cheikh, mécontent, est descendu sur la pelouse du stade José Zorrilla à Valladolid, escorté par la Guardia Civil. Il a discuté avec l'arbitre, qui a alors annulé le but. Le défenseur français Manuel Amoros a qualifié la situation de « lunaire » dans une interview à RMC. Le sélectionneur Michel Hidalgo, furieux, a également pénétré sur le terrain, se heurtant à la Guardia Civil.
Une décision sans précédent
Cet événement est considéré comme la première décision arbitrale diplomatique de l'histoire, bien avant l'introduction de la VAR. La France a finalement inscrit un quatrième but valide quelques minutes plus tard, remportant le match 4-1. L'arbitre Stupar a été radié de tous les matches internationaux par la FIFA peu après.
Ce fait reste l'un des plus rocambolesques de l'histoire de la Coupe du Monde, illustrant un football d'une autre époque où les pressions extérieures pouvaient influencer le jeu.



