Très attendu au Festival d'Avignon, le metteur en scène Julien Gosselin a présenté son nouveau spectacle "Maldoror" dans la Cour d'honneur du Palais des Papes. Avec une durée de 5h45, cette œuvre monumentale enchâsse les vers furieux de Lautréamont et le roman de Roberto Bolaño, "La littérature nazie en Amérique". Le public de la première s'est levé, sonné et ébloui par ce voyage au bout de l'enfer en trois escales, composant une forme de leçon de ténèbres.
Un spectacle immersif et déambulatoire
Julien Gosselin a fait vivre une expérience immersive au public en le faisant déambuler au plus près de ses acteurs. Le spectacle interroge les relations entre le mal et la littérature, montrant le Palais des Papes comme on ne l'avait jamais vu. Après "Les Particules élémentaires", "2666" ou "Extinction", Gosselin est de retour à Avignon dans le lieu dont il rêvait depuis longtemps.
Trois parties pour une exploration du mal
La première partie s'appuie sur les vers de Lautréamont et sur le roman de Bolaño, mettant en scène des auteurs ou artistes fictifs chiliens, argentins et guatémaltèques fascinés par le nazisme et le fascisme. Selon la critique Nedjma Van Egmond, le spectacle offre "une éblouissante leçon des ténèbres". Les trois parties, extrêmement différentes, composent un voyage au bout de l'enfer.
Un accueil triomphal du public
Le public de la première s'est levé pour saluer les artistes, éprouvé mais ébloui par cette œuvre qui interroge la fascination pour le mal. Ce spectacle marque le retour de Gosselin au Festival d'Avignon, où il confirme son statut de metteur en scène majeur du théâtre contemporain.



