Il ne pouvait plus tenir. Ce dimanche 24 mai, à l’occasion de son premier tour dans ce tournoi de Roland-Garros, Arthur Géa a été contraint de quitter le terrain dans la précipitation en plein milieu du premier set face à Karen Kachanov, numéro 15 mondial. Pris de problèmes gastriques, le Français a sollicité une pause toilettes auprès de l’arbitre, expliquant : « J’ai la chiasse. J’ai envie d’aller aux toilettes. Je ne peux plus bouger, je vais chier sur le court. »
Une pause chez les femmes, deux chez les hommes
Si depuis quelques années, on a l’habitude de voir les joueurs profiter de la fin d’un set pour faire une longue pause aux toilettes, voici ce que dit officiellement le règlement, commun à tous les tournois du Grand Chelem. Chez les femmes, une pause toilettes par match et par joueuse est autorisée en simple. En double, elles ont le droit à deux pauses par équipe. Chez les hommes, où les matchs peuvent durer plus longtemps avec la victoire au meilleur des trois sets, deux pauses sont autorisées, mais la deuxième ne peut pas être prise avant la fin du troisième set.
Durée et conditions de la pause
La pause ne doit pas durer plus de trois minutes entre le temps d’entrée et le temps de sortie des toilettes, et ne peut être prise qu’à la fin du set, sauf autorisation de l’arbitre. Mais les arbitres sont souvent flexibles et n’accordent que très rarement de « time violation ». Dans le cas d’Arthur Géa, l’arbitre a fait preuve de compréhension face à l’urgence médicale, permettant au joueur de quitter le court momentanément.
Un incident qui fait réagir
L’incident a rapidement fait le tour des réseaux sociaux, suscitant à la fois amusement et empathie. Pour Arthur Géa, l’essentiel était de pouvoir continuer le match dans des conditions décentes. Ce type de situation rappelle que le règlement, bien que strict, laisse une marge d’appréciation aux arbitres pour gérer les imprévus.



