Le tournoi de tennis parisien débute ce dimanche avec des températures élevées pour la première semaine. Dès ce samedi, lors de la journée caritative, les allées de Roland-Garros chauffaient déjà sous un soleil de plomb, avec plus de 30°C au thermomètre. Les spectateurs cherchaient l'ombre et les brumisateurs pour se rafraîchir.
Des spectateurs en quête d'ombre
« Venez ici, il y a de l'ombre ! » Jonathan rameute le reste de la troupe vers le haut d'un des escaliers qui mène aux gradins du court Suzanne-Lenglen. Une flopée d'enfants, cheveux mouillés par la sueur, répondent à son appel. « On sort d'un petit moment en plein soleil, on les fait souffler ici », explique l'un des encadrants du club de L'Aigle. Les rayons chauffent les allées du tournoi parisien, et la chaleur met déjà à mal certains organismes.
« Ça tape fort en tribunes », souffle Julien, qui émerge d'une partie ensoleillée du Central avec son épouse Florence et leurs enfants, Louise et Guillaume. La famille a débarqué depuis les Yvelines avec crème solaire, lunettes, casquettes et mini-ventilateur. « On se protège autant que possible », insistent-ils. Samedi, la Protection civile est intervenue pour des malaises à plusieurs reprises.
Un protocole chaleur en place
Les températures devraient monter jusqu'à 35°C mardi, journée la plus chaude de la quinzaine selon Météo France. Les organisateurs suivent l'évolution en temps réel via deux sondes, l'une sur le Central et l'autre sur le court numéro 14. « Roland-Garros dispose d'un protocole durant tout le tournoi, permettant de réagir en fonction des conditions climatiques et de leur évolution, explique la direction de l'événement. Des seuils sont définis, au-delà desquels le déroulement des rencontres peut être adapté. »
Le protocole prend en compte les degrés et le taux d'humidité. Dans un premier temps, dix minutes de repos peuvent être accordées après le troisième set chez les hommes ou le deuxième chez les femmes. Il est également possible d'arrêter les matchs temporairement. Pour l'instant, ce scénario extrême n'est pas d'actualité.
Les joueurs habitués à la chaleur
Les joueurs, eux, ne sont pas inquiets. « Par rapport à ce que j'ai pu vivre en Australie ou à Miami, il ne fait pas chaud là, relève le Français Terence Atmane. Ça n'est pas une chaleur qui prend à la gorge et empêche de jouer. » Sa compatriote Diane Parry ajoute : « Il faut juste se réadapter car les dernières semaines ici ont plutôt été froides et pluvieuses. Les conditions de jeu sont un peu différentes. Mais c'est bien plus agréable de jouer comme ça. »
Les spectateurs, eux, continuent de chercher la fraîcheur. « Ça fait un bien fou », lâche Jessica près d'un brumisateur. Son compagnon Renaud montre sa nuque rougie : « C'est bien rouge, je crois que je suis bon pour un joli coup de soleil. » « C'est pourtant écrit sur les écrans géants qu'il faut faire attention à se protéger », le sermonne la jeune femme.



