Basket : l’Olympiakos s’impose face au Real Madrid et remporte l’Euroligue, Evan Fournier MVP
Olympiakos bat le Real Madrid et gagne l’Euroligue, Fournier MVP

L’Olympiakos a remporté sa quatrième Euroligue, après treize ans d’attente et plusieurs désillusions, dimanche à Athènes devant son public en liesse. Les Grecs ont pris leur revanche contre le Real Madrid (92-85), leur bourreau il y a trois ans en finale.

Pour ajouter à la joie immense des quelque 18 000 supporters venus teindre de rouge l’OAKA, le club du Pirée triomphe dans l’antre de son rival honni, le Panathinaïkos. Il devient également la première équipe sacrée après avoir terminé en tête de la saison régulière depuis l’instauration de la poule unique en 2016.

Ce quatrième couronnement (après 1997, 2012 et 2013) efface peut-être en partie les déceptions des années précédentes, dont trois finales perdues, la dernière il y a trois ans à Kaunas sur un tir du Madrilène Sergio Llull à trois secondes de la fin (78-79).

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Le Real, détenteur du record de titres dans la compétition (11), est passé proche d’un nouveau coup d’éclat lorsqu’il a eu la balle d’égalisation à 13 secondes de la fin (85-88), alors qu’il était mené de huit longueurs une dizaine de secondes plus tôt (80-88). Mais le tir extérieur d’Andres Feliz a rebondi sur l’arceau, et Alec Peters a capté le rebond avant d’assurer sur la ligne des lancers francs le succès grec.

L’Olympiakos peut remercier l’ailier américain (16 points, 7 rebonds, 26 d’évaluation) et l’arrière français Evan Fournier, meilleur marqueur de son équipe (20 points et 4 passes décisives), élu MVP du Final Four.

Fournier, un MVP de gala

Evan Fournier, qui a posé ses valises au Pirée il y a près de deux ans pour retrouver le goût du jeu et vivre le grand frisson après douze ans en NBA, remporte à 33 ans son premier titre international. Il y a largement contribué, remettant son équipe dans le sens de la marche dans le deuxième quart-temps (11 points en quelques minutes, 46-44 à la mi-temps).

Donné grand favori face à des Madrilènes privés de leurs trois pivots (Usman Garuba, Alex Len et Walter Tavares), l’Olympiakos s’est montré fébrile en début de match (2-15, 4e), incapable de museler l’ailier canadien du Real Trey Lyles (21 points en première période, 24 au final).

Rayonnant en quarts de finale (3-0 contre Monaco) et en demi-finales (79-61 contre le tenant du titre Fenerbahçe), l’équipe grecque a connu un nouveau coup de mou en fin de troisième quart-temps et en début de quatrième, notamment face à l’adresse de Mario Hezonja (19 points).

Là encore, Fournier a répondu présent, replaçant par exemple les Reds devant d’un panier en pénétration (76-73) à 3 minutes 30 de la fin. Les larmes de l’an passé à Abou Dhabi, après la défaite en demi-finales contre Monaco, sont désormais séchées (68-78).

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