Un voyage aux sources de la Seine révèle un site archéologique d'exception : le sanctuaire antique dédié à Sequana, déesse guérisseuse des eaux. Situé en Côte-d'Or, ce lieu sacré était un centre de pèlerinage majeur à l'époque gallo-romaine. Les fouilles récentes ont mis au jour des offrandes votives, des sculptures et des inscriptions qui témoignent de la ferveur des fidèles venus chercher la guérison. Les eaux de la Seine, qui prennent leur source à quelques kilomètres de là, étaient considérées comme sacrées et dotées de pouvoirs curatifs.
Un sanctuaire dédié à la guérison
Le sanctuaire de Sequana, découvert au XIXe siècle, a livré des milliers d'ex-voto en bois, en pierre ou en métal, représentant des parties du corps humain malades. Les pèlerins offraient ces objets pour implorer la déesse ou la remercier d'une guérison. Les archéologues ont également retrouvé des monnaies, des bijoux et des poteries, attestant de l'importance économique du site. Les analyses des dépôts montrent que le sanctuaire était actif du IIe siècle avant J.-C. au IVe siècle après J.-C.
Les découvertes récentes
Des campagnes de fouilles menées depuis 2020 ont permis de dégager de nouvelles structures, dont un bâtiment thermal et une fontaine monumentale. Les chercheurs ont aussi identifié des traces de rituels liés à l'eau, avec des canalisations et des bassins. Une inscription gravée sur une pierre mentionne Sequana comme « déesse des sources », confirmant son rôle central. Les objets découverts sont exposés au musée archéologique de Dijon, offrant un aperçu de la vie religieuse et quotidienne des Gallo-Romains.
Le site, classé monument historique, attire désormais les visiteurs en quête d'histoire et de spiritualité. Des visites guidées sont organisées pour expliquer l'importance de ce sanctuaire dans le monde antique. La préservation du lieu est une priorité, car les vestiges sont fragiles et menacés par l'érosion et les intempéries. Les autorités locales travaillent à un projet de valorisation qui permettrait de mieux protéger et mettre en valeur ce patrimoine unique.
Sequana, déesse guérisseuse
Sequana était une divinité celtique adoptée par les Romains. Son nom est à l'origine de celui de la Seine. Les textes antiques la décrivent comme une déesse bienveillante, capable de soigner les maladies les plus diverses. Les offrandes retrouvées représentent des yeux, des mains, des pieds ou des organes internes, suggérant que les pèlerins venaient pour des maux spécifiques. Les eaux de la source étaient également utilisées pour des bains rituels, dont les vertus thérapeutiques étaient reconnues.
La découverte de ce sanctuaire éclaire d'un jour nouveau les pratiques religieuses de la Gaule romaine. Il montre comment les croyances locales ont fusionné avec le panthéon romain. Les archéologues poursuivent leurs recherches pour mieux comprendre l'organisation du site et son rayonnement régional. De nouvelles technologies, comme la photogrammétrie et l'analyse ADN des dépôts, permettent d'affiner les connaissances.
Ce voyage aux sources de la Seine est une invitation à plonger dans l'histoire et à redécouvrir un patrimoine méconnu. Le sanctuaire de Sequana est un témoignage unique de la quête de guérison et de spiritualité des Anciens, qui résonne encore aujourd'hui.



