Cafards en prison : FO Justice dénonce une invasion à Saint-Martin-de-Ré
Cafards : FO Justice alerte sur l'invasion à Saint-Martin-de-Ré

Le syndicat FO Justice dénonce une situation sanitaire critique au sein de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré, où la prolifération des nuisibles menace désormais les agents voire leurs familles malgré les budgets engagés. Le quartier de la citadelle de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré est en proie à une situation sanitaire qui vire au cauchemar. Ludovic Lillo, secrétaire local FO Justice, tire la sonnette d’alarme : « Nous sommes envahis par les cafards ».

Si l’administration a débloqué 18 000 euros en 2025 pour tenter de chasser les nuisibles, la guerre contre l’ennemi rampant reste vaine. En cause, une hygiène jugée « catastrophique » chez certains détenus, face à laquelle les surveillants sont impuissants. « On ne peut forcer physiquement un détenu à se doucher ou à nettoyer ses vêtements, alors que tout est à sa disposition », explique le syndicaliste.

Mesure dérisoire pour le syndicat

Avec une direction interrégionale informée et une direction locale à l’écoute, le plan d’attaque passe par un transfert temporaire de cinq détenus vers le quartier de la caserne afin de désinfecter leurs cellules, identifiées comme sanitairement problématiques. Cependant, la mesure semble dérisoire pour le syndicat : « L’invasion ne s’arrête pas à cinq cellules ».

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La réalité est bien plus sordide. « Lorsque je fais la distribution des médicaments en détention avec le personnel médical, nous devons redoubler d’attention à l’ouverture de certaines cellules car des dizaines et des dizaines de cafards grouillent sur la porte. On a du mal à déposer les traitements tout en essayant d’éviter les bestioles et les détritus qui jonchent le sol. Chez l’un, les murs et plafonds sont littéralement infestés », témoigne Ludovic Lillo.

« On ne s’en aperçoit pas immédiatement, mais on les ramène dans les vestiaires et parfois même à la maison »

Le risque de propagation devient une hantise car les insectes sautent sur le personnel. « On ne s’en aperçoit pas immédiatement, mais on les ramène dans les vestiaires ou autres locaux, et parfois même à la maison », confie le représentant FO. Interrogé en ce week-end prolongé marqué par la chaleur sur un éventuel aménagement des douches pour les détenus, il recadre les usages : « Ils y ont toujours accès pendant les promenades et autant qu’ils le souhaitent et il existe des créneaux spécifiques en détention ».

Face à la menace sanitaire, les agents réclament des mesures plus ambitieuses pour endiguer une prolifération qui, aujourd’hui, franchit les murs de la prison.

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