Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé, ce mercredi 9 juin, Éric Zemmour et plusieurs parlementaires du Rassemblement National (RN) poursuivis pour diffamation envers une enseignante. Cette dernière avait été accusée par l'ancien polémiste et les élus d'avoir propagé une théorie du complot dans le cadre de ses cours.
Les faits reprochés
L'affaire remonte à 2020, lorsque l'enseignante, exerçant dans un collège de Seine-Saint-Denis, avait été la cible de critiques virulentes de la part d'Éric Zemmour et de députés RN. Ils l'accusaient d'avoir tenu des propos complotistes en classe, notamment sur l'origine du Covid-19. L'enseignante avait alors porté plainte pour diffamation.
La décision du tribunal
Le tribunal a estimé que les propos incriminés ne dépassaient pas les limites de la liberté d'expression et que les accusations portées contre l'enseignante ne constituaient pas une diffamation caractérisée. Il a donc relaxé les prévenus, considérant que les éléments avancés par la défense étaient suffisants pour établir la bonne foi des accusés.
Réactions
L'avocat de l'enseignante a annoncé son intention de faire appel de cette décision. De son côté, Éric Zemmour s'est réjoui de cette relaxe, y voyant une victoire pour la liberté d'expression. Les parlementaires RN ont également salué le jugement, estimant que la justice avait reconnu leur droit de critiquer le contenu des enseignements.
Cette affaire relance le débat sur les limites de la liberté d'expression dans le cadre scolaire et sur la protection des enseignants face aux accusations infondées. Plusieurs syndicats enseignants ont exprimé leur inquiétude quant à un possible effet de cette décision sur la sérénité des débats en classe.



