La question de la gestation pour autrui (GPA) provoque une nouvelle dissension au sein du gouvernement. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a exprimé son désaccord avec les récentes déclarations de Gabriel Attal, le ministre de l’Action et des Comptes publics, sur ce sujet sensible.
Des positions divergentes sur la GPA
Interrogée sur le plateau de France 2, Maud Bregeon a clairement indiqué qu’elle ne partageait pas l’avis de Gabriel Attal, qui s’était dit favorable à une réflexion sur la légalisation de la GPA en France. « Je suis en total désaccord avec Gabriel Attal sur ce sujet », a-t-elle déclaré, rappelant que la position du gouvernement reste celle de l’opposition à la GPA, conformément à la loi actuelle.
Un sujet clivant au sein de la majorité
Cette prise de position intervient alors que le débat sur la GPA refait surface, notamment à l’occasion de l’examen du projet de loi bioéthique. Si certains membres de la majorité, comme Gabriel Attal, estiment qu’il est temps d’ouvrir le débat sur la GPA, d’autres, à l’image de Maud Bregeon, restent fermement opposés à toute évolution législative.
La porte-parole du gouvernement a insisté sur les risques éthiques et juridiques que poserait une légalisation de la GPA. « Il y a des questions fondamentales liées à la dignité des femmes, à la marchandisation du corps humain, et aux droits des enfants à naître », a-t-elle souligné.
Un débat qui divise la société française
La GPA reste un sujet profondément clivant en France. Les associations familiales et certains mouvements féministes dénoncent une pratique qu’ils considèrent comme une forme d’exploitation des femmes, tandis que les défenseurs de la GPA avancent des arguments liés à la liberté individuelle et à la possibilité pour les couples infertiles ou homosexuels d’avoir des enfants.
Maud Bregeon a appelé à une réflexion collective, mais sans précipitation. « Il ne faut pas céder à la pression médiatique ou à des positions individuelles. Le gouvernement doit rester cohérent avec ses engagements », a-t-elle conclu.
Ce désaccord public entre deux figures de la majorité illustre les tensions qui traversent le gouvernement sur des sujets de société sensibles. Si Gabriel Attal n’a pas encore réagi officiellement, ses proches indiquent qu’il maintient sa position, estimant que le débat doit avoir lieu.



