Des milliers d'enseignants bloquent mardi le principal accès au stade Aztèque de Mexico, où doivent se dérouler jeudi la cérémonie et le match d'ouverture de la Coupe du monde de football 2026, a constaté l'AFP. Cette action cible directement l'enceinte emblématique, menaçant de perturber l'événement sportif mondial.
Un mouvement de contestation sociale
Un groupe dissident du syndicat de l'éducation CNTE manifeste depuis la semaine dernière pour exiger une augmentation de salaire et l'abrogation d'une loi sur les retraites, que le gouvernement juge irréalisable. Les manifestants, venus de tout le pays, ont installé un campement à quelques encablures de la place centrale du Zocalo, où a été aménagée une zone pour les supporters.
Des tensions croissantes
La présidente Claudia Sheinbaum a qualifié mardi de "provocation" ces protestations qui comprennent des blocages d'avenues et la destruction de statues liées à la Coupe du monde. Elle a exclu pour l'heure de donner l'ordre à la police de réprimer les manifestations, affirmant vouloir "garantir que la célébration de l'inauguration de la Coupe du monde se passe bien, dans la paix et la tranquillité".
Dispositif de sécurité renforcé
Des milliers de policiers ont été déployés aux abords du stade, et des barrières en béton ont été installées en travers de la route, bloquant l'avancée des manifestants. Malgré ces mesures, les enseignants menacent de perturber le match d'ouverture. "On veut atteindre le stade", a déclaré à l'AFP un manifestant, Angel Villalobos. "Le gouvernement a apporté certaines réponses, mais elles ne nous satisfont pas", a-t-il ajouté. "La lutte continue", a scandé un autre manifestant, Austreberto Flores.
Un appel à manifestation a déjà été lancé pour jeudi, jour du match d'ouverture. La situation reste tendue à Mexico, où la sécurité autour du stade Aztèque est maximale. Les autorités espèrent éviter tout débordement qui pourrait ternir l'image du pays hôte de la Coupe du monde.



